RacingZone

Des pièces de monnaie collées sur tout le sol : ce qu’un pro de la rénovation pense de cette déco étonnante

Ils recouvrent le sol de leur maison avec de vraies pièces de monnaie : un expert en rénovation donne son verdict sur cette tendance

Aux États-Unis, certains bricoleurs transforment littéralement leur sol en surface de cuivre grâce à de vraies pièces de monnaie, sous l’œil intrigué des professionnels.

Cette idée déco, vue sur les réseaux sociaux et dans des émissions de rénovation, consiste à carreler son sol avec des pièces de un cent. Le site américain Family Handyman a demandé à Scott McGillivray, figure de la rénovation immobilière outre-Atlantique, de donner son avis sur cette tendance aussi spectaculaire qu’inhabituelle.

Une salle de bains recouverte de pièces : la tendance qui intrigue

Le concept apparaît dans une séquence de l’émission « Ask… Scott McGillivray », diffusée dans le cadre de « At Home With Family Handyman ». Le principe : des téléspectateurs envoient des vidéos de leurs chantiers, et l’expert réagit.

Dans l’extrait évoqué par Family Handyman, une bricoleuse américaine montre la transformation de sa salle de bains. Elle ne pose pas un carrelage classique, mais aligne méthodiquement des centaines de pièces de un cent directement sur le sol.

La méthode décrite est précise :

  • les pièces sont d’abord collées au sol, par petites zones ;
  • une fois la surface couverte, une résine transparente est coulée par-dessus ;
  • cette résine emprisonne les pièces, crée une surface plane et protège le métal.

Visuellement, le résultat impressionne : un sol entièrement cuivré, brillant, avec des nuances plus ou moins foncées selon l’usure des pièces. L’ensemble donne un effet presque mosaïque, très graphique.

Un sol de pièces de monnaie, scellé sous une résine transparente, offre un rendu cuivré spectaculaire, proche d’une œuvre décorative à part entière.

Le verdict de Scott McGillivray : « Ça ne devient pas plus abordable que ça »

Loin de lever les yeux au ciel, Scott McGillivray valide sans hésiter cette idée. L’expert, connu pour l’émission « Income Property », explique même qu’il a appliqué ce principe dans son propre bureau il y a plusieurs années.

Pour lui, cette option coche plusieurs cases : originale, décorative et surtout économique. Il s’appuie sur un calcul très simple concernant les pièces de un cent utilisées comme carrelage, rapporté par Family Handyman : avec 144 pièces pour un pied carré, il souligne que cela revient à « 144 pennies a square foot… $1.44 a tile. It doesn’t get any more affordable than that. » Autrement dit, environ 1,44 dollar la surface équivalente à un carreau.

L’intérêt financier ne s’arrête pas au prix des pièces. Cette technique s’adresse clairement aux adeptes du « do it yourself » :

  • le propriétaire peut poser lui-même les pièces, sans carreleur ;
  • le matériau principal (la monnaie) reste peu onéreux ;
  • l’essentiel du budget se concentre sur la résine et la préparation du support.

Pour Scott McGillivray, utiliser de vraies pièces comme revêtement n’est pas un simple gadget : c’est une solution décorative et bon marché, réalisable soi-même.

Un résultat saisissant, mais un chantier long et minutieux

Cette idée n’est toutefois pas une solution rapide à mettre en œuvre. Le reportage de Family Handyman insiste sur le caractère très manuel de la pose. Chaque pièce doit être positionnée à la main, rang après rang, en veillant à la régularité de l’alignement.

Un sol spectaculaire, mais qui se mérite

Scott McGillivray le rappelle : le procédé est surtout intéressant sur des surfaces limitées. Une petite salle de bains, un hall d’entrée, un coin bureau ou un bar se prêtent bien à l’exercice. Sur un grand salon, la quantité de pièces et le temps nécessaire deviennent considérables.

Le gain est donc davantage esthétique que pratique. Le sol ainsi recouvert :

  • attire immédiatement le regard ;
  • devient un sujet de conversation à part entière ;
  • donne une forte identité visuelle à la pièce.

Pour les amateurs de décoration personnalisée, ce type de projet permet aussi de créer un effet unique, impossible à reproduire à l’identique : chaque sol sera différent, selon l’état et la couleur des pièces.

Le rôle clé de la résine de finition

Dans la vidéo présentée à l’expert, la bricoleuse termine par une coulée de résine transparente. Ce produit joue un double rôle : il fixe les pièces et crée une surface parfaitement lisse. Sans cette étape, le sol serait impraticable et difficile à entretenir.

Une résine bien posée permet :

  • d’éviter les reliefs désagréables sous les pieds ;
  • de protéger les pièces de l’oxydation et des rayures ;
  • de faciliter le nettoyage au quotidien.

La réussite d’un sol en pièces repose moins sur la monnaie elle-même que sur la qualité de la résine qui vient la recouvrir.

Quel intérêt pour un propriétaire ou un investisseur ?

Interrogé dans le cadre d’une émission consacrée à l’immobilier, Scott McGillivray adopte aussi un regard de professionnel de la valeur d’un bien. Selon Family Handyman, l’expert présente ce type de sol comme un choix décoratif fort, à assumer.

Pour une résidence principale, un sol de ce type peut renforcer le caractère d’un espace de vie : un bureau, un bar, un coin loisir, une salle de jeux. Dans un logement destiné à la location saisonnière, un tel sol peut participer à créer une identité « instagrammable », susceptible de marquer les visiteurs.

En revanche, cette personnalisation très poussée ne conviendra pas à tous les goûts. Un acquéreur potentiel pourra apprécier l’originalité ou, au contraire, y voir un futur chantier de remise à niveau. Ce paramètre reste à prendre en compte dans une logique de revente.

Et en France, peut-on recouvrir son sol avec des pièces ?

En France, l’idée peut séduire certains passionnés de bricolage. Le principe technique – coller des pièces puis couler une résine transparente – reste comparable. Mais plusieurs points doivent être considérés par un propriétaire français.

Un matériau décoratif, pas un revêtement standard

Les sols en pièces de monnaie ne font pas partie des revêtements normés comme le carrelage, le parquet ou les sols vinyles. Pour un logement français, un professionnel du bâtiment se montrera attentif à plusieurs aspects :

  • la planéité et la solidité du support avant la pose ;
  • la qualité de la résine utilisée et sa résistance dans le temps ;
  • la compatibilité avec un chauffage au sol éventuel ;
  • l’adhérence de la surface une fois finie, pour éviter les glissades.

Pour un lecteur français, ce type de projet s’apparente à une réalisation de décoration intérieure très spécifique, à réserver de préférence à de petites surfaces et à des pièces peu sensibles à l’humidité, sauf si la résine est adaptée.

La question du statut des pièces utilisées

En France comme dans le reste de la zone euro, les pièces restent des moyens de paiement. Transformer un grand volume de monnaie en revêtement soulève donc une interrogation juridique et éthique : jusqu’où peut-on détourner un moyen de paiement de son usage initial ?

Les textes européens encadrant la destruction ou l’altération des pièces de monnaie n’ont pas pour cible les projets décoratifs de particuliers, mais ils existent. Avant d’engloutir des centaines d’euros de pièces dans un sol, un propriétaire a donc intérêt à se renseigner et, au besoin, à demander conseil à un professionnel ou à son établissement bancaire.

Un projet à la croisée du bricolage, de l’art et de la déco

Ce que montre l’émission américaine relayée par Family Handyman, c’est surtout la frontière de plus en plus floue entre bricolage et création artistique. Recouvrir un sol de pièces suppose autant de patience que de précision et transforme littéralement une pièce en décor scénarisé.

Pour un particulier, ce type de chantier peut devenir :

  • un projet de longue haleine à réaliser en famille ;
  • une façon de réutiliser des pièces stockées depuis des années ;
  • un moyen d’affirmer un goût pour les réalisations atypiques.

La séquence commentée par Scott McGillivray illustre enfin le poids des réseaux sociaux et des émissions spécialisées sur les choix de décoration. Une idée partie des communautés de bricolage peut, en quelques vidéos, se retrouver sur les sols de maisons bien réelles, à des milliers de kilomètres, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut