Un changement discret dans la manière dont un chat utilise sa litière pourrait signaler un problème de santé sérieux, selon une étude menée aux États-Unis.
Un travail de recherche relayé par le site italien commentimemorabili.it et mené par des équipes américaines en collaboration avec Nestlé Purina suggère qu’un détail du quotidien félin, a priori anodin, pourrait être associé à la maladie rénale chronique chez le chat. L’étude, réalisée aux États-Unis à partir de données de litières intelligentes, ne remplace pas le diagnostic vétérinaire, mais apporte des indices supplémentaires à surveiller à la maison.
Une étude américaine sur 136 chats suivis grâce à une litière intelligente
Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Animals et remis en avant fin août 2026 par le Purina Institute. L’équipe menée par Natalie Langenfeld-McCoy, de Nestlé Purina Research, en partenariat avec le College of Veterinary Medicine de l’Ohio State University, a analysé rétrospectivement les données de 136 chats collectées entre janvier 2023 et septembre 2025.
Ces animaux vivaient dans des foyers équipés d’un système de litière intelligente. Ce dispositif enregistrait automatiquement plusieurs paramètres :
fréquence des mictions et des défécations ;
visites « à vide » de la litière ;
poids total des urines produites ;
durée de présence dans le bac ;
durée de la miction proprement dite ;
temps et intensité du grattage et de la couverture.
Les chercheurs disposaient, pour chaque chat, de données couvrant de deux semaines à deux ans, avec une durée médiane d’environ six semaines. Ils ont comparé des animaux atteints de maladie rénale chronique (CKD) à des chats « sans pathologie connue » déclarée par leurs propriétaires.
Plus de pipi, plus longtemps… mais moins de temps passé à recouvrir
Le premier constat rejoint ce que connaissent bien les vétérinaires : les chats insuffisants rénaux urinent davantage. Sur une moyenne calculée sur sept jours, les chats malades présentaient 4,6 mictions par jour, contre 2,3 chez les chats sans maladie connue.
La quantité totale d’urine produite était aussi nettement différente : le poids cumulé des urines sur une semaine atteignait 1 007,4 grammes chez les chats souffrant de maladie rénale chronique, contre 469,8 grammes dans l’autre groupe.
Autre différence marquante, la durée de la miction :
Paramètre
Chats avec maladie rénale
Chats sans pathologie connue
Nombre moyen de mictions par jour
4,6
2,3
Poids total des urines sur 7 jours
1 007,4 g
469,8 g
Durée moyenne de la miction
25,2 s
17,8 s
Durée totale d’un passage dans la litière
58,9 s
70,4 s
Temps consacré à la transition et à la couverture
14 s
22,9 s
Les chats atteints de maladie rénale passaient donc plus de temps à uriner
Un chat qui recouvre moins sa litière a-t-il forcément une maladie rénale ?
Non, ce changement ne suffit pas seul à diagnostiquer une maladie rénale. L'étude suggère un lien possible, mais elle ne remplace pas un diagnostic vétérinaire. D'autres facteurs comportementaux ou de santé peuvent expliquer ce changement.
Quels autres signes doivent alerter un propriétaire de chat ?
Selon l'étude, une augmentation de la fréquence des mictions, une plus grande quantité d'urine et une durée accrue d'urination sont des indicateurs à surveiller. Il est recommandé de consulter un vétérinaire si vous observez ces changements.
Comment a été menée cette étude ?
L'équipe a analysé les données de 136 chats collectées entre janvier 2023 et septembre 2025 à partir de litières intelligentes enregistrant automatiquement la fréquence, la durée et l'intensité des passages. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Animals en août 2026.
Une litière intelligente est-elle nécessaire pour détecter ces changements ?
Non, l'étude a utilisé des litières intelligentes pour la recherche, mais un propriétaire attentif peut observer manuellement les changements dans l'utilisation de la litière de son chat, comme une augmentation des mictions ou moins de grattage.
À quel âge la maladie rénale chronique apparaît-elle chez le chat ?
L'article ne précise pas l'âge des chats étudiés ni l'âge d'apparition de la maladie. Seul un vétérinaire pourra évaluer le risque en fonction de l'âge et de l'état de santé de votre animal.