En Indonésie, un chat refuse de s’éloigner de la tombe de son maître, un an après le décès, bouleversant les habitants.
Cette histoire, relayée notamment par le tabloïd britannique The Mirror, raconte le comportement déroutant d’un chat qui, depuis la mort de son propriétaire, passe ses journées et ses nuits sur sa tombe, sans jamais vraiment s’en éloigner.
Un an après la mort de son maître, un chat toujours fidèle à la tombe
Sur la tombe d’un homme, dans un cimetière en Indonésie, un visiteur revient jour après jour : un petit chat qui appartenait au défunt. Depuis la disparition de son maître, l’animal s’allonge, joue, se roule et dort sur la pierre funéraire, comme si ce lieu était devenu sa seule maison.
Un an après le décès, le chat continue à passer chaque jour sur la tombe de son maître, où il dort, joue et miaule.
Selon le récit rapporté par The Mirror, l’animal ne manque presque aucun jour. Même lorsque des curieux tentent de s’approcher, le félin reste concentré sur la tombe, qu’il semble garder comme un territoire, ou peut-être comme le dernier lien avec son humain disparu.
Un passant tente de l’adopter… avant de le voir repartir au cimetière
C’est un habitant, Keli Keningau Prayitno, 28 ans, qui repère d’abord le chat et s’inquiète de le voir errer seul dans le cimetière. Pensant avoir affaire à un animal abandonné, ce jeune homme décide de l’aider.
Touché par la scène, il prend le chat, le ramène chez lui et le nourrit. L’animal accepte la nourriture et semble, sur le moment, s’accommoder de ce nouveau toit. Mais l’illusion ne dure pas.
Dès le lendemain, le chat disparaît du domicile de Keli. Le jeune homme le retrouve… exactement au même endroit, couché sur la tombe de son maître. Malgré la perspective d’une vie plus confortable, le félin a manifestement choisi son lieu de vie.
Le chat a été adopté puis nourri, mais il est immédiatement retourné au cimetière et à la tombe de son maître le lendemain.
Face à cette ténacité, Keli comprend que l’animal ne veut pas d’un nouveau foyer. Il laisse alors le chat là où il se sent le mieux, tout en continuant à le surveiller et à alerter les habitants de son histoire.
Le chat ne se lève que pour les enfants du défunt
Le comportement de l’animal intrigue les visiteurs. Plus surprenant encore : il n’accepte de s’éloigner de la tombe que pour une seule catégorie de personnes, les enfants de son ancien maître.
Quand les proches du défunt viennent lui porter de la nourriture, le chat consent à quitter la pierre tombale quelques instants pour manger. Il garde en revanche ses distances avec les autres personnes, même celles qui tentent de lui offrir de l’eau ou des croquettes.
- Il reste la plupart du temps couché ou roulé sur la tombe.
- Il ne s’en éloigne que lorsque les enfants du propriétaire décédé le nourrissent.
- Il refuse la plupart des approches venues d’inconnus.
Pour ceux qui fréquentent le cimetière, la scène est à la fois émouvante et difficile à regarder. Keli confie avoir été profondément touché.
« Elle dort là et miaule », raconte Keli Keningau Prayitno à The Mirror. « C’est très triste à voir. Cela montre à quel point les animaux sont proches de leurs propriétaires. »
Ce témoignage illustre à quel point le lien entre l’animal et son maître marqué par la mort reste présent, au moins dans le comportement du chat, longtemps après le décès.
Comment les spécialistes expliquent ce comportement
Interrogés sur ce type de situation, des experts en comportement animal rappellent que les chats, même s’ils paraissent parfois distants, peuvent être très affectés par la mort de leur propriétaire.
Les spécialistes cités par The Mirror indiquent que la perte d’un humain de référence chez le chat peut entraîner :
- Une anxiété marquée, avec agitation ou au contraire apathie.
- Une perte d’intérêt pour l’environnement et les jeux.
- Une modification des habitudes alimentaires ou de sommeil.
Certains animaux vont chercher l’odeur ou les objets liés à leur maître disparu. Pour ce chat, la tombe représente probablement un lieu qui conserve encore l’odeur et le souvenir de la personne avec qui il vivait.
Les experts soulignent que la mort d’un propriétaire peut provoquer une forte anxiété chez certains chats, parfois au point de nécessiter un traitement contre l’angoisse.
Dans des cas extrêmes, des vétérinaires peuvent recommander un accompagnement médical, avec des médicaments contre l’anxiété ou des phéromones apaisantes, afin d’aider l’animal à supporter la séparation. L’objectif consiste à rétablir un comportement plus équilibré, pas à effacer le lien avec le maître disparu.
Les réactions possibles des chats face au deuil
Face à un décès dans le foyer, les chats ne réagissent pas tous de la même manière. Certains semblent s’adapter rapidement à une nouvelle routine, tandis que d’autres présentent des signes de détresse plus visibles. Les comportements fréquemment observés incluent :
- Des miaulements répétés, parfois la nuit, comme des appels.
- Une recherche insistante de la personne disparue dans les pièces de la maison.
- Un repli dans des cachettes, sous un lit ou dans un placard.
- Un toilettage excessif ou, au contraire, un pelage négligé.
Dans le cas du chat indonésien, l’attachement se manifeste par ce choix d’un lieu unique, la tombe, autour duquel semble désormais se concentrer toute sa vie. Pour les personnes qui l’observent, ce comportement prend l’allure d’une forme de deuil animal.
Que faire en France si un chat perd son propriétaire ?
En France, lorsqu’un propriétaire décède, la prise en charge de l’animal de compagnie repose en général sur la famille, les proches ou, à défaut, les refuges et associations de protection animale. Les vétérinaires peuvent aussi orienter les héritiers vers des solutions adaptées.
Lorsqu’un chat montre des signes de détresse après la disparition d’un humain avec lequel il vivait, les vétérinaires français recommandent en général :
- De maintenir une routine stable : heures de repas, lieux de couchage, moments de jeu.
- De lui offrir un environnement rassurant, avec des cachettes et des repères stables.
- De lui laisser le temps, sans le forcer à interagir s’il se montre craintif ou apathique.
- De consulter en cas de perte d’appétit persistante ou de comportement anormal prolongé.
Il existe en France des spécialistes du comportement félin, souvent appelés comportementalistes, qui travaillent en lien avec les vétérinaires. Ils aident les familles à comprendre les réactions de l’animal et à adapter leur attitude, notamment après un choc comme un décès.
Comprendre le lien entre un animal et son maître
L’histoire de ce chat indonésien amène à s’interroger sur ce que ressent réellement un animal dans une telle situation. Les scientifiques restent prudents sur l’idée de « deuil » appliquée aux animaux, mais ils reconnaissent des réactions émotionnelles et des perturbations durables.
| Aspect observé | Interprétation fréquente |
|---|---|
| Recherche de la personne disparue | Incompréhension de l’absence et attachement au lien passé |
| Refus de changer de lieu ou d’objet | Besoin de conserver des repères rassurants |
| Perte d’appétit, apathie | Stress, anxiété, adaptation douloureuse à la nouvelle situation |
Sans prêter d’intentions humaines au chat, les spécialistes s’accordent sur un point : un changement brutal comme la mort d’un maître représente un événement marquant, susceptible de modifier profondément le comportement de l’animal.
Pour les propriétaires français, cette histoire rappelle l’importance d’anticiper le devenir de leurs animaux, par exemple en informant leurs proches de leurs souhaits ou en prévoyant qui pourrait s’en occuper. Elle souligne aussi le rôle central des refuges, des associations et des vétérinaires, souvent en première ligne quand un animal se retrouve orphelin de son maître.








