RacingZone

Un élan qui éternue, un oiseau vraiment en colère : voici les photos finalistes des Comedy Wildlife Awards 2026, choisies parmi plus de 10 000 clichés venus de 112 pays

Un élan qui éternue, un oiseau vraiment en colère : voici les photos finalistes des Comedy Wildlife Awards 2026, choisies parmi plus de 10 000 clichés venus de 112 pays

Un élan enrhumé au Canada, un oisillon furibond en Allemagne, des écureuils kamikazes en Californie : ces photos animalières décalées, sélectionnées au Royaume-Uni, font le tour du monde.

Le concours Nikon Comedy Wildlife Awards a dévoilé ses finalistes 2026, rapporte le média américain Smithsonian Magazine. Avec plus de 10 000 clichés issus de 112 pays, cette sélection internationale met en scène des animaux sauvages dans des situations aussi drôles qu’inattendues, tout en rappelant un enjeu sérieux : la protection de la faune et de ses habitats.

Un concours photo qui fait rire… pour mieux parler de protection de la nature

L’édition 2026 des Nikon Comedy Wildlife Awards bat tous les records. Les organisateurs annoncent plus de 10 000 photos reçues, un niveau jamais atteint depuis la création du concours, provenant de 112 pays. Les juges – photographes, animateurs de médias et humoristes – ont retenu :

  • 40 finalistes individuels,
  • 3 finalistes de moins de 16 ans,
  • 4 finalistes dans la catégorie « portfolio »,
  • 9 finalistes vidéo.

Tous ces travaux seront exposés à Londres, à la Gallery@Oxo, du 9 au 13 décembre 2026. Les lauréats – grand gagnant, gagnants par catégorie et mentions spéciales – seront annoncés le 8 décembre.

« Nous utilisons l’humour pour susciter de l’empathie envers la faune, et c’est cette empathie qui provoque des changements de comportement positifs », explique le photographe Tom Sullam, cofondateur du concours.

Chaque année, la compétition soutient une association de conservation différente. Pour 2026, les organisateurs ont choisi la Born Free Foundation, ONG qui protège la faune sauvage à l’échelle mondiale et lutte contre son exploitation, notamment dans les parcs animaliers, cirques ou élevages intensifs d’animaux sauvages.

Le gagnant global repartira avec un safari photographique dans la réserve du Masai Mara, au Kenya, avec Alex Walker’s Serian, présenté comme un véritable paradis pour photographes. Des appareils et équipements photo Nikon complètent la liste des récompenses.

Un élan qui éternue, des écureuils survoltés et un oiseau « Angry Bird »

« Sneeze » : la mini bande dessinée d’un élan enrhumé au Canada

Dans la série « Sneeze », finaliste dans la catégorie portfolio, le photographe Alexander Hormann immortalise un élan dans le lac Maligne, en Alberta (Canada), par un matin d’août 2025. L’animal vient de traverser le lac à la nage et enchaîne des expressions faciales étonnamment humaines.

Selon le photographe, l’élan semble d’abord avoir le nez qui coule, puis éternuer, avant d’afficher « un grand sourire heureux ». Ce n’est qu’en visionnant l’ensemble de la séquence sur ordinateur qu’il repère « la petite histoire cachée dans les images – une bande dessinée miniature avec un début tragique, un éternuement libérateur au milieu et une fin joyeuse ».

Un « Angry Bird » bien réel sur une île allemande

Rebondissant sur la référence aux célèbres jeux vidéo, Jan Wittmer propose la photo « Angry Bird », capturée sur l’île de Helgoland, en Allemagne. On y voit un roitelet huppé, minuscule passereau parmi les plus petits d’Europe, affichant une mine furieuse face à l’objectif.

Pour obtenir cette image, le photographe a posé son appareil au sol afin de se mettre au niveau de l’oiseau. Il raconte avoir eu « le cœur qui battait la chamade » pendant que le roitelet filait dans tous les sens, avant de s’immobiliser une seconde et de fixer droit l’appareil au moment précis du déclenchement.

Les écureuils, stars comiques en Allemagne et en Californie

Les écureuils s’invitent aussi dans la sélection 2026. En Allemagne, à Hanovre, Udo Harms signe « Little Godzilla », un cliché montrant un écureuil roux la bouche pleine d’herbe au point de paraître difforme. Le photographe décrit un animal qui « en avait pris un peu trop », avant de réussir, « à force de mâchouillages vigoureux », à faire rentrer la touffe de verdure.

En Californie, à Santa Cruz, Kevin Lohman saisit une scène digne d’un dessin animé dans « Are You Kidding Me? ». On y voit un jeune grand-duc d’Amérique (une chouette) littéralement agressé par un écureuil décidément très territorial. L’oiseau venait à peine de se poser sur une branche lorsqu’un écureuil protecteur l’a percuté en plein vol, le projetant dans l’herbe. L’animal a répété cette attaque deux fois encore. Le photographe précise que chouette et écureuil étaient « secoués mais indemnes ».

Des instants drôles qui racontent aussi la vie sauvage

Éléphants, suricates et aigle : scènes de famille et d’élégance animale

Dans « Lessons », la photographe Heather Cudworth immortalise deux éléphants dans le parc national d’Amboseli, au Kenya, en pleine sécheresse de quatre ans. L’adulte offre à un éléphanteau un bain de poussière, geste naturel qui protège la peau du soleil et calme les irritations. Sauf qu’ici, la poussière lui arrive en plein visage.

Heather Cudworth compare la scène à un lancer de balle de base-ball raté, évoquant la mère qui, d’un geste massif de trompe, délivre à son petit « probablement le bain de poussière à haute pression le plus intense qu’il ait vécu, directement au visage ». Elle s’interroge : voulait-elle lui apprendre à mieux se nettoyer ou à garder la bouche fermée ? Une chose est sûre, « elle a fait passer son message ».

En Namibie, Subi Sridharan signe « Hair Check Before the Family Photo », avec trois suricates dans une posture on ne peut plus humaine. Deux se tiennent droit, comme prêts pour la photo de famille, tandis qu’un troisième s’acharne sur la toilette de dernière minute. Le photographe explique qu’« un suricate insiste pour faire une inspection de toilettage de dernière minute pendant que les autres essaient désespérément d’avoir l’air présentables ».

Le concours rappelle d’ailleurs que, derrière leur allure attendrissante, les suricates vivent dans des sociétés matriarcales, où la femelle dominante produit la majorité des petits et peut aller jusqu’à tuer la progéniture des autres pour que les ressources profitent aux siens.

Plus au nord, sur la côte ouest de la Finlande, Tapani Linnanmäki met en avant un pygargue à queue blanche très chic dans « Fashion fades. Feather coats are forever. ». L’aigle, déjà photographié par l’auteur lors de plusieurs hivers, semble littéralement défiler devant l’objectif, comme pour rappeler à quel point cette espèce emblématique peut incarner la majesté des grands rapaces.

Oiseaux stylés et ours polaires philosophiques

La catégorie des jeunes photographes met en lumière Phiané Oosthuizen, finaliste de moins de 16 ans, avec « Playing Dress-Up ». À Cape Town, dans le jardin botanique national Kirstenbosch, elle capture un souimanga à double collier du Sud, un petit oiseau coloré d’Afrique australe. En cherchant du nectar, le passereau enfonce son bec dans une fleur. Quand il se retire, un pétale reste accroché, donnant l’illusion d’un gigantesque bec de carnaval.

La jeune photographe raconte un moment « tellement drôle et inattendu » qu’elle s’est dite chanceuse d’avoir pu le saisir.

Enfin, au Svalbard, en Norvège, Eric Boren livre « If I were just a little faster… », une scène beaucoup plus calme qu’il n’y paraît entre un ours polaire et une mouette ivoire. Les ours polaires consomment les œufs de ces oiseaux, et le photographe a observé plusieurs mouettes harceler un individu trop proche d’un nid. À un moment, l’ours se couche et l’une des mouettes atterrit à proximité, donnant cette impression d’une discussion silencieuse entre prédateur et proie.

De l’ours polaire au suricate, ces images montrent des relations complexes : maternité, rivalités, prédation… le tout raconté avec un humour très visuel.

Quand la vidéo s’en mêle : trois singes et une place à prendre en Inde

La catégorie vidéo compte aussi ses pépites, comme « Can he sit here? » de Deepak Jaybhaye, filmée dans l’État du Maharashtra, en Inde, pendant la mousson 2021. Le vidéaste aperçoit deux macaques à bonnet assis sur un parapet au bord de la route. N’ayant pas le temps de sortir son matériel, il filme avec son téléphone depuis la voiture.

Un troisième macaque surgit soudain dans le cadre et tente de se glisser entre les deux autres, comme s’il demandait réellement : « Est-ce qu’il peut s’asseoir ici ? ». L’auteur évoque un moment « spontané et hilarant », saisi par hasard au bon moment grâce à l’enregistrement déjà lancé.

Ce que ces images disent de la photographie animalière

Ces finalistes montrent que la photo animalière ne se limite pas aux scènes héroïques ou aux espèces menacées. Les comportements les plus banals – se nourrir, se toiletter, défendre un territoire – peuvent prendre un aspect comique, pour peu que l’on soit patient, discret et réactif.

Aspect Enjeu pour le photographe
Patience Attendre le geste, le regard ou l’interaction qui fera basculer la scène dans l’absurde ou le cocasse.
Éthique Ne pas déranger l’animal, ne pas provoquer le comportement pour obtenir une image « drôle ».
Technique Gérer vitesse, mise au point et cadrage pour des scènes souvent rapides et imprévisibles.

Le concours rappelle aussi une notion clé : l’humour peut être un levier puissant pour parler de sujets graves comme la disparition des habitats, le dérèglement climatique ou le trafic d’animaux sauvages. En faisant rire, ces photos instaurent une proximité émotionnelle, notamment avec un public plus jeune, qui se projette dans ces mimiques très humaines.

Humour animalier : quelle place pour la France ?

En France, il n’existe pas d’équivalent strictement dédié aux photos animalières comiques de portée mondiale comme les Nikon Comedy Wildlife Awards. En revanche, plusieurs grands concours ou festivals photo intègrent des sections nature ou faune sauvage où l’on voit régulièrement apparaître des images décalées, même si leur angle premier reste souvent esthétique ou documentaire.

Les photographes français de nature s’appuient sur un tissu d’associations et de structures qui, comme Born Free à l’international, relient image et sensibilisation : associations de protection de la biodiversité, parcs nationaux, réserves naturelles, muséums et festivals photo. Ils utilisent aussi de plus en plus les réseaux sociaux pour partager des scènes inattendues, parfois très drôles, captées dans les forêts, campagnes ou littoraux français.

Pour un photographe amateur en France, l’exemple des Nikon Comedy Wildlife Awards offre un modèle intéressant : documenter faune sauvage et paysages locaux – chevreuils, renards, mésanges, goélands ou même pigeons – sous un angle léger, sans anthropomorphisme excessif ni mise en scène, et en respectant scrupuleusement la réglementation sur la faune protégée.

Au-delà du rire, ces concours internationaux popularisent plusieurs notions utiles : l’observation patiente de la nature, l’importance de garder ses distances pour ne pas stresser les animaux, et la force des images partagées pour susciter des dons ou un engagement citoyen en faveur de la biodiversité. Chaque cliché drôle d’un élan enrhumé ou d’un écureuil trop gourmand fonctionne comme un rappel : derrière la scène comique, cette faune vit sous pression, dépendante de milieux que l’activité humaine fragilise chaque année un peu plus.

Questions fréquentes

Combien de photographies ont été reçues pour les Comedy Wildlife Awards 2026 ?

Plus de 10 000 photographies provenant de 112 pays ont été soumises, établissant un nouveau record depuis la création du concours.

Quand et où seront présentées les photos finalistes ?

Les finalistes seront exposés à Londres, à la Gallery@Oxo, du 9 au 13 décembre 2026. Les lauréats seront annoncés le 8 décembre 2026.

Quel est le prix principal du concours ?

Le gagnant global remportera un safari photographique dans la réserve du Masai Mara au Kenya avec Alex Walker's Serian, accompagné d'équipements photo Nikon.

Quelle organisation le concours soutient-il en 2026 ?

Le concours soutient cette année la Born Free Foundation, une ONG qui protège la faune sauvage à l'échelle mondiale et lutte contre son exploitation dans les parcs animaliers, cirques et élevages intensifs.

Comment le concours concilie-t-il l'humour et la protection de la faune ?

Selon le cofondateur Tom Sullam, le concours utilise l'humour pour susciter de l'empathie envers la faune, empathie qui provoque des changements de comportement positifs en faveur de la nature.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut