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À 105 ans, elle fait des squats sans aide et surprend les médecins : son secret n’est ni le sport ni le régime

À 105 ans, elle fait des squats sans aide et surprend les médecins : son secret n'est ni le sport ni le régime

À 105 ans, une Américaine installée dans une résidence du Connecticut étonne son entourage en enchaînant des squats, tout en revendiquant une vie faite surtout de plaisirs simples.

Aux États-Unis, dans une résidence pour seniors du Connecticut, une centenaire fascine autant sa famille que le personnel. Comme le raconte le média américain CT Insider, Anna Decanini, 105 ans, se lève de sa chaise sans appui et réalise trois squats d’affilée, tout en assurant que sa longévité tient surtout à l’amour, à la famille, au pardon, à la bonne chère, au vin et à l’humour.

Une démonstration de force à 105 ans dans une résidence du Connecticut

Le 26 juin 2026, jour de ses 105 ans, Anna Decanini fête son anniversaire à la résidence Brightview, à New Canaan, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis. Entourée de ses proches et des soignants, elle se lève de table, recule sa chaise et enchaîne trois squats nets, sans soutien, sous les regards médusés.

À Brightview, Anna Decanini a exécuté trois squats fluides et consécutifs, sans aucune aide, à l’occasion de son 105e anniversaire.

« Eh ? Qu’est-ce que tu en penses ? », lance-t-elle, fière de sa performance, à sa petite-fille, selon CT Insider. Pour le personnel de la résidence, habitué aux difficultés de mobilité des résidents très âgés, la scène marque les esprits : la centenaire se déplace seule, garde l’équilibre et affiche une énergie inhabituelle pour son âge.

Cette vitalité n’est pas nouvelle pour ceux qui la connaissent. Sa famille raconte qu’Anna a toujours eu “le mouvement facile”, sans pour autant fréquenter de salle de sport ni pratiquer de discipline encadrée.

De New York à la Toscane : une vie marquée par la guerre et la cuisine familiale

Née à New York en 1921, Anna Decanini repart à 11 ans avec sa famille à Lucca, en Toscane. Elle y grandit dans le restaurant toscan tenu par son père. L’établissement devient le centre de sa vie d’adolescente et de jeune adulte, et façonne durablement sa relation à la nourriture.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la région bascule. En 1943, la rupture de l’alliance militaire entre l’Italie et l’Allemagne entraîne l’occupation allemande. Le restaurant familial est confisqué par les troupes allemandes. Sa petite-fille, Michelle Riley, raconte que le père, le frère cadet et le fiancé d’Anna cachent alors de jeunes Italiens dans l’étage mansardé, derrière des meubles et dans de grandes cuves, pour les soustraire au recrutement forcé par l’armée occupante.

Malgré ce contexte dramatique, Anna refuse de laisser ces années assombrir sa mémoire.

« J’ai vécu cette guerre. Elle ne m’a pas beaucoup touchée et je n’y ai pas trop pensé », explique-t-elle, en rappelant que la famille a toujours eu de quoi manger grâce au restaurant.

Son anglais, acquis dès l’enfance à New York, lui sert ensuite à dialoguer avec les troupes américaines qui remplacent les Allemands dans la région. Cette capacité à s’adapter aux bouleversements, sans se laisser envahir par le ressentiment, revient souvent dans son récit.

Une activité physique sans sport organisé, mais beaucoup de mouvement

Interrogée sur son “secret”, Anna ne parle ni d’abonnement en salle ni de programme d’entraînement structuré. Son activité physique s’est construite au fil des années autour de gestes quotidiens et de loisirs actifs :

  • des promenades à cheval, qui sollicitent l’équilibre et la posture ;
  • des marches le soir, intégrées à son rythme de vie ;
  • le goût pour la danse, qui combine endurance, coordination et sociabilité.

La lecture occupe également une place centrale : pendant des années, elle lit une à deux romans par semaine et s’amuse avec des mots croisés en italien. Ce type d’activité cognitive régulière est souvent mis en avant par les gériatres comme un facteur protecteur pour le cerveau, même si l’article de CT Insider se garde d’établir un lien direct.

Arrivée à la résidence Brightview en 2019, à 99 ans, pour se rapprocher de ses enfants et petits-enfants, elle poursuit des occupations simples : elle tricote, regarde la télévision et tient à rester élégante, toujours bien habillée.

Une philosophie de vie fondée sur le pardon et l’optimisme

Au-delà de la forme physique, la personnalité d’Anna intrigue. Elle refuse de s’attarder sur les épisodes douloureux. Elle explique qu’elle ne s’attache pas aux histoires tristes, qu’elle préfère s’en éloigner et continuer à vivre.

« Je fais partie de celles qui s’éloignent des histoires tristes et préfèrent vivre la vie et être heureuses », résume-t-elle.

Elle dit ne pas accumuler de rancune et avancer, jour après jour, face aux difficultés. Mariée à Raffaello, ingénieur, elle le suit lorsqu’il est appelé, dans les années 1950, à participer à la construction du pont Verrazzano-Narrows à New York. Le couple reste uni jusqu’au décès de son mari en 2012, à 96 ans.

Interrogée sur son grand âge, elle confie : « Ma vieillesse est merveilleuse. Je n’ai jamais eu mal. J’aime faire des choses. J’aime ma famille. Face à la moindre difficulté, je continuais jour après jour. Si je devais la revivre, je la vivrais de la même façon. »

Un “régime” toscan généreux, loin des standards stricts

Son alimentation rappelle la cuisine italienne traditionnelle, bien loin des cures restrictives souvent associées à la santé. Depuis l’enfance, elle privilégie des plats préparés avec :

  • des ingrédients naturels ;
  • des produits frais ;
  • des aliments entiers, peu transformés.

Elle refuse la “malbouffe” et ne grignote pas entre les repas. Elle mentionne aussi une période où elle fumait, avant de s’arrêter “à temps”, ce qu’elle considère comme un élément favorable pour sa santé.

Son rituel du soir surprend : chaque nuit, elle se prépare un café espresso très sucré, auquel elle ajoute cinq cuillerées de sucre, accompagné d’une portion de gâteau. Sa petite-fille précise que ce taux de sucre ne pose pas de problème pour sa santé actuelle. Pendant les repas, elle boit également du vin servi depuis une carafe traditionnelle.

Entre café très sucré, gâteau quotidien et vin à table, la longévité d’Anna ne repose pas sur un régime draconien, mais sur une cuisine toscane maison, sans excès ultra-transformés.

Le message qu’elle renvoie ne s’oppose pas aux recommandations médicales, mais le nuance : elle incarne une alimentation variée, gourmande, centrée sur des produits bruts, associée à une vie émotionnelle riche.

Comment les médecins regardent ce type de profil très âgé

Les cas de personnes qui dépassent le cap des 100 ans intéressent fortement la communauté médicale. Sans présenter Anna comme un modèle universel, le récit repris par CT Insider illustre plusieurs facteurs souvent retrouvés chez les centenaires :

  • une activité quotidienne qui maintient le corps en mouvement sans programme de sport intensif ;
  • une alimentation basée sur des produits peu transformés ;
  • une vie sociale forte, avec une famille présente ;
  • un état d’esprit tourné vers l’avenir, avec peu de ruminations ;
  • un rapport modéré à certains plaisirs comme le vin, intégré aux repas.

Les médecins rappellent généralement que la longévité résulte d’un ensemble de facteurs, dont une part de génétique. Le parcours d’Anna, dont le mari a lui aussi vécu jusqu’à 96 ans, en est une illustration possible, même si l’article ne fournit pas de données médicales détaillées.

Vieillir longtemps et en forme : ce que cela évoque pour la France

Pour un lecteur français, l’histoire d’Anna renvoie à des questions très concrètes : rester autonome à la retraite, éviter les chutes, conserver du lien social. En France, les médecins généralistes, gériatres et kinésithérapeutes mettent souvent l’accent sur trois points clés pour les personnes âgées :

  • Entretenir la force musculaire, notamment des jambes, par des exercices simples comme se lever d’une chaise, monter quelques marches ou marcher régulièrement.
  • Préserver l’équilibre et la souplesse avec des activités adaptées, par exemple la gymnastique douce, la marche, la danse ou le tai-chi.
  • Prévenir l’isolement grâce aux clubs de seniors, associations, ateliers municipaux ou activités de groupe proposées en résidence autonomie et en EHPAD.
  • Le geste des squats d’Anna rappelle les exercices de renforcement que les kinés recommandent souvent aux personnes âgées françaises pour conserver la capacité à se lever seules, se baisser et éviter les chutes. De nombreux centres sociaux, caisses de retraite et communes proposent des ateliers d’“équilibre et prévention des chutes”, sur un principe proche : travailler la force sans viser la performance sportive.

    Côté alimentation, les messages de prévention en France rejoignent partiellement la vie d’Anna : limiter les produits ultra-transformés, privilégier les fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, huiles de qualité, et ne pas abuser de l’alcool ni du sucre. Le café nocturne très sucré et le gâteau quotidien de la centenaire restent une singularité individuelle et ne constituent pas une recommandation médicale générale.

    Ce que son histoire apporte sur la vision du grand âge

    L’itinéraire d’Anna Decanini illustre une autre manière de regarder la vieillesse. Son récit insiste autant sur :

    • la capacité à pardonner et à tourner la page des événements douloureux ;
    • le plaisir de faire “des choses” au quotidien, même modestes ;
    • la continuité des rituels familiaux (repas, fêtes, verres de vin partagés) ;
    • l’importance de rester coquette et soignée, ce qui renforce l’estime de soi.

    Pour de nombreuses personnes âgées, s’inspirer de ce type de profil peut signifier mettre en place des gestes accessibles : marcher un peu chaque jour, garder une activité qui stimule l’esprit, entretenir ses liens familiaux, cultiver l’humour et ne pas réduire la vie à la seule prise en charge médicale.

    Dans les résidences pour seniors françaises, certains ateliers combinent déjà ces dimensions : séances de gym douce suivies d’un moment convivial, clubs de lecture, ateliers mémoire, cours de cuisine, après-midis dansantes. La trajectoire d’Anna montre comment, même à un âge très avancé, l’envie de participer et de rester actrice de sa vie peut faire une différence tangible sur l’autonomie et la qualité du quotidien.

    Questions fréquentes

    Quel est le secret de la longévité d'Anna Decanini ?

    Anna attribue sa longévité à l'amour, la famille, le pardon, la bonne chère, le vin et l'humour, plutôt qu'au sport ou à un régime strict. Elle souligne l'importance d'une vie émotionnelle riche et d'une activité physique quotidienne intégrée naturellement à son mode de vie.

    Comment Anna Decanini maintient-elle sa force physique à 105 ans ?

    Sans fréquenter de salle de sport, elle a toujours pratiqué des activités physiques légères comme l'équitation, les marches en soirée et la danse. Elle continue à tricoter et rester active au quotidien, ce qui contribue à maintenir son équilibre et sa mobilité.

    Quel type d'alimentation suit-elle ?

    Anna suit une cuisine toscane traditionnelle basée sur des ingrédients naturels, des produits frais et peu transformés. Elle refuse la malbouffe, mais se permet quotidiennement un café très sucré avec du gâteau et boit du vin aux repas, loin d'un régime draconien.

    Quel rôle la lecture et l'activité cognitive jouent-elles dans sa santé ?

    Anna lit une à deux romans par semaine et résout des mots croisés en italien. Les gériatres considèrent ce type d'activité cognitive régulière comme un facteur protecteur pour le cerveau, même si l'article ne l'affirme pas formellement.

    Comment Anna a-t-elle vécu la Seconde Guerre mondiale ?

    Installée en Toscane depuis son enfance, elle a traversé l'occupation allemande sans trop de difficultés car le restaurant familial assurait à la famille de quoi manger. Elle refuse de laisser ces années assombrir sa mémoire et préfère s'en éloigner.

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