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Il se fait tracter par une moto à plus de 250 km/h : ce nouveau record du monde a été établi sur une Kawasaki Ninja H2 SX

Il se fait tracter par une moto à plus de 250 km/h : ce nouveau record du monde a été établi sur une Kawasaki Ninja H2 SX

Sur un aérodrome en Angleterre, un cascadeur a accepté d’être traîné derrière une moto lancée à très haute vitesse, sur simple asphalte.

Sur la piste d’un aérodrome du Yorkshire, au Royaume-Uni, un spécialiste britannique des acrobaties à moto a battu un record du monde pour le moins insensé, rapporte le média en ligne MtOnline. Traîné derrière une Kawasaki Ninja H2 SX lancée à plus de 250 km/h, il a fait homologuer cette performance par le Livre Guinness des records après une préparation minutieuse et un dispositif modifié spécialement pour l’occasion.

Un record Guinness à 256,72 km/h sur un aérodrome anglais

Le protagoniste de cette tentative extrême s’appelle Jonny Davies. Ce Britannique, connu pour ses cascades sous le nom de « JD Stunts », a choisi l’aérodrome d’Elvington, dans le Yorkshire, pour tenter ce défi hors norme : être traîné derrière une moto à la vitesse de 160 mph, soit exactement 256,72 km/h.

La piste en béton d’Elvington sert régulièrement aux tentatives de vitesse, en raison de sa longueur et de son revêtement très propre. C’est là que Davies s’est fait hisser derrière la moto, relié par un système lui permettant de rester « debout » sur l’asphalte, dans une posture qui rappelle le ski, mais sans neige… et avec un sol nettement moins indulgent.

À Elvington, dans le Yorkshire, Jonny Davies a été officiellement traîné à 256,72 km/h derrière une Kawasaki Ninja H2 SX, établissant un record du monde Guinness.

Cette vitesse, atteinte alors que son corps restait en contact avec le sol, suffit à transformer la moindre irrégularité de la piste en danger potentiel. Un déséquilibre, une secousse ou un mauvais geste et les conséquences peuvent être dramatiques.

Une Kawasaki Ninja H2 SX modifiée pour un défi fou

Pour réussir ce record, Jonny Davies a misé sur une moto bien connue des amateurs de grosses sportives routières : une Kawasaki Ninja H2 SX de l’année 2023, donnée pour 197 chevaux. Cette machine à compresseur est déjà redoutable d’origine, notamment pour ses accélérations.

Mais dans ce cas précis, il ne s’agissait pas simplement d’aller vite : il fallait aussi permettre au cascadeur de contrôler la moto alors même qu’il ne se trouvait pas au guidon. L’équipe a donc ajouté un système spécifique sur la partie arrière de la Kawasaki.

  • Installation d’un bouton de commande secondaire de l’accélérateur à l’arrière de la moto.
  • Adaptation de la position de Davies pour qu’il puisse actionner ce contrôle en étant tracté.
  • Réglages de stabilité pour limiter les réactions brutales lors des accélérations.

Grâce à cette commande supplémentaire, Jonny Davies gardait la main sur la montée en régime du moteur. Il pouvait ainsi doser la puissance malgré la situation très instable, tout en restant focalisé sur sa trajectoire derrière la moto.

Plates de titane et sensations extrêmes sur l’asphalte

À plus de 250 km/h, le frottement entre les bottes et l’asphalte devient un enjeu vital. Sans protection adaptée, la chaleur créée par la friction pourrait brûler les pieds en quelques instants. Pour limiter ce risque, le cascadeur a utilisé un équipement très particulier.

MtOnline explique que ses bottes étaient dotées de plaques de titane. Cet élément a deux rôles majeurs : il permet aux semelles de glisser sur le sol en réduisant le frottement direct et il résiste beaucoup mieux à la chaleur que des matériaux classiques.

Pour se protéger, Jonny Davies a utilisé des plaques de titane fixées à ses bottes, afin de glisser sur le bitume sans brûlure liée à la friction.

Malgré ces précautions, l’expérience restait extrêmement violente. Après sa tentative, Davies a décrit ce qu’il avait vécu comme « un voyage flou et plein de bosses ». À cette allure, la perception se réduit, la vision se trouble, chaque vibration traverse le corps.

Le cascadeur a tout de même tenu à saluer le comportement de sa machine. Il a qualifié la Ninja H2 SX de « véritable machine, parfaite pour le travail », soulignant sa stabilité alors qu’elle tractait une personne accrochée derrière elle sur une surface loin d’être parfaitement lisse.

Pourquoi ce type de record attire autant de cascadeurs

Les records homologués par le Livre Guinness occupent une place particulière dans l’univers des sports mécaniques. Ils offrent aux cascadeurs une visibilité mondiale et matérialisent leurs exploits dans un cadre officiel. Pour un spécialiste des acrobaties comme Jonny Davies, ces tentatives servent aussi de vitrine professionnelle.

Ce genre de défi repose sur plusieurs éléments :

  • Une moto suffisamment puissante pour atteindre et maintenir les vitesses visées.
  • Une piste sécurisée, fermée au public, avec des équipes prêtes à intervenir.
  • Une préparation matérielle très poussée (commandes modifiées, équipements de protection renforcés).
  • Une validation par un organisme officiel comme Guinness pour reconnaître le record.
  • Les risques restent toutefois considérables. Une chute à plus de 250 km/h, même avec une combinaison intégrale, des protections en titane et des systèmes de sécurité, peut provoquer des traumatismes graves. Ces records se situent clairement dans le registre de la démonstration extrême, loin de tout usage routier.

    Ce que cela représente pour les motards et passionnés de vitesse en France

    Pour un lecteur français, ces performances rappellent les records de vitesse réalisés sur certains aérodromes hexagonaux, comme ceux utilisés pour les runs d’accélération ou les tentatives de pointe. En France, les activités motorisées de ce type sont strictement encadrées et renvoyées à des infrastructures fermées, loin du trafic.

    La différence majeure tient à la nature même du record de Jonny Davies : il ne s’agit pas d’un simple chrono ou d’une vitesse de pointe en moto, mais d’une cascade construite autour du fait d’être traîné sur l’asphalte. En France, quelques équipes de stunt professionnelles réalisent aussi des figures spectaculaires pour des shows ou des tournages, mais ces scènes se déroulent sous contrôle, avec des assurances adaptées et des protocoles de sécurité très serrés.

    Pour les motards français amateurs de sensations fortes, cet exploit rappelle une règle simple : ces excès n’ont leur place que dans un cadre professionnel, sur des pistes fermées, jamais sur route ouverte. Les autorités françaises, police et gendarmerie, répriment sévèrement les conduites à très grande vitesse et les rodéos urbains, précisément pour éviter de transformer la chaussée en terrain de cascade.

    Traction, friction, titane : quelques notions utiles

    Ce que change la vitesse sur l’adhérence

    Être traîné derrière une moto revient à subir une traction constante. À mesure que la vitesse augmente, les forces en jeu augmentent aussi. La moindre irrégularité peut faire bondir les pieds, ouvrir un angle, et entraîner une perte de contrôle. Les plaques de titane servent alors à stabiliser le contact au sol en favorisant une glisse régulière plutôt qu’un accrochage brutal.

    Pourquoi le titane est privilégié pour les cascades

    Le titane est très apprécié dans l’univers des sports mécaniques. Il allie légèreté, solidité et résistance à la chaleur. Sur les bottes d’un cascadeur, des pièces en titane :

    • limiteront l’usure par abrasion sur l’asphalte ;
    • supporteront des températures élevées liées à la friction ;
    • permettront un contrôle plus précis de la glisse.

    On retrouve d’ailleurs ce matériau sur certaines protections ou sliders de bottes de piste, même pour un usage plus classique comme le genou posé dans les virages sur circuit.

    Quels risques pour ceux qui voudraient imiter ce record

    Ce type d’exploit nécessite une équipe aguerrie, des équipements spécifiques et une expérience considérable de la cascade. Sans ces éléments, une simple tentative d’imitation, même à des vitesses bien inférieures, peut mal se terminer.

    Les principales menaces sont les traumatismes dus aux chocs, les brûlures par friction et les lésions articulaires liées aux vibrations répétées. Les professionnels comme Jonny Davies construisent leur carrière en gérant ces risques au millimètre, mais ils restent exposés à chaque tentative.

    Pour un passionné de moto en France, l’alternative raisonnable consiste à se tourner vers des journées de roulage sur circuit, ou des stages de conduite et de stunt encadrés. Ils permettent de travailler les sensations et la maîtrise de la machine dans un environnement sécurisé, très loin des 256,72 km/h atteints en étant traîné sur l’asphalte d’Elvington.

    Questions fréquentes

    Comment le cascadeur est-il resté en contact avec le sol à plus de 250 km/h?

    Jonny Davies était relié à la moto par un système spécifique lui permettant de rester debout sur l'asphalte, dans une posture ressemblant au ski nautique. Il disposait d'un bouton de commande secondaire d'accélérateur pour contrôler la puissance de la Kawasaki.

    Pourquoi des plaques de titane étaient-elles nécessaires?

    À 256,72 km/h, le frottement entre les bottes et l'asphalte génère une chaleur extrême capable de brûler les pieds en quelques instants. Le titane réduit le frottement direct en permettant une glisse régulière et résiste beaucoup mieux à la chaleur que les matériaux classiques.

    Quelles modifications ont été apportées à la Kawasaki Ninja H2 SX?

    La moto a reçu un bouton de commande secondaire d'accélérateur à l'arrière, une adaptation de la position pour que Davies puisse actionner ce contrôle, et des réglages de stabilité pour limiter les réactions brutales lors des accélérations.

    Pourquoi ces records attirent-ils les cascadeurs?

    Les records homologués par le Livre Guinness offrent une visibilité mondiale et matérialisent les exploits dans un cadre officiel, servant de vitrine professionnelle aux spécialistes des acrobaties.

    Quel a été le ressenti du cascadeur lors de l'expérience?

    Jonny Davies a décrit son expérience comme un voyage flou et plein de bosses, où la perception se réduit, la vision se trouble et chaque vibration traverse le corps, malgré sa qualification de la Kawasaki comme une machine parfaite pour ce travail.

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