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Il affirme n’avoir bu que du Coca pendant 50 ans : à 70 ans, voici ce que disent ses analyses

Homme septuagénaire tenant une bouteille de Coca Zero, illustrant son mode de vie extrême basé uniquement sur la consommation de ce soda depuis cinquante ans.

Au Brésil, un septuagénaire assure n’avoir rien bu d’autre que du Coca Zero depuis un demi-siècle, malgré de lourds antécédents médicaux.

Cette histoire singulière, rapportée par le site d’actualités brésilien G1 Globo et relayée par le média anglophone Oddity Central, met en scène un retraité de 70 ans originaire de Bahia, au Brésil. Il affirme ne pas avoir avalé la moindre goutte d’eau depuis cinquante ans, remplaçant toute boisson par du Coca Zero, y compris pour prendre ses médicaments, alors qu’il est diabétique et cardiaque.

Un retraité de Bahia qui revendique 50 ans « sans une goutte d’eau »

Le principal protagoniste s’appelle Roberto Pedreira. Ce retraité, présenté comme un fan absolu de Coca-Cola, vit dans l’État de Bahia, dans le nord-est du Brésil. Il est récemment devenu viral sur les réseaux sociaux après une hospitalisation liée au Covid-19.

Lors de son séjour à l’hôpital, les équipes soignantes ont découvert une mention pour le moins inhabituelle dans son dossier : Roberto y avait écrit noir sur blanc qu’il ne buvait « ni médicament liquide, ni eau », uniquement du Coca Zero. Une photo de cette note a circulé sur Facebook et X (ex-Twitter), déclenchant un flot de réactions entre incrédulité et inquiétude.

« Je ne prends pas de médicament liquide ! Merci de ne pas insister ! Je ne bois pas d’eau, seulement du Coca Zero », a écrit le septuagénaire sur sa fiche à l’hôpital.

Joint par G1 Globo, Roberto Pedreira confirme la véracité de cette mention. Il raconte détester l’eau au point de ne pas en avoir bu une seule gorgée depuis un demi-siècle. D’après lui, toute son hydratation provient du Coca Zero, qu’il consomme au quotidien, quel que soit le contexte.

Un état de santé très fragile, mais aucune intention de changer

Le retraité brésilien ne se décrit pas comme un homme en parfaite santé. Il assume un lourd passif médical :

  • il est diabétique ;
  • il souffre d’insuffisance veineuse chronique touchant trois de ses quatre veines saphènes ;
  • il porte six stents au niveau du cœur ;
  • il a déjà subi un infarctus.

Malgré ce tableau clinique préoccupant, il refuse catégoriquement d’abandonner sa boisson favorite.

« Je n’ai pas bu d’eau depuis 50 ans. Je n’aime pas l’eau, seulement le Coca-Cola Zero. Tous les médecins que je vois me recommandent de l’eau, mais je me heurte à eux, aussi bien avec mon cardiologue qu’avec mon endocrinologue. Je prends même mes médicaments avec du Coca. Rien avec de l’eau, pas une goutte ! » affirme-t-il.

À 70 ans, il considère d’ailleurs qu’il a déjà « gagné » sa bataille contre les risques supposés de cette consommation extrême :

« Je n’ai jamais eu peur. Je dis que j’ai déjà gagné, j’ai 70 ans. Les médecins me disent de boire de l’eau, mais je ne veux pas et c’est tout. Si le Coca tuait, je serais déjà mort. Je n’ai pas bu d’eau depuis 50 ans. Je ne bois pas une seule goutte d’eau ! »

Le petit-fils confirme et raconte un grand-père « très strict » sur ses habitudes

Face au scepticisme massif provoqué par ce récit, le petit-fils de Roberto, João Victor Paixão, 27 ans, a pris la parole sur les réseaux sociaux. C’est lui qui a partagé les photos du dossier hospitalier et des vidéos de son grand-père, contribuant à rendre l’histoire virale.

João Victor assure que, depuis qu’il est enfant, il n’a jamais vu son grand-père boire autre chose qu’un soda. Il raconte que Roberto accompagne même ses glaces… avec du Coca.

« Ça a l’air faux, quiconque entend ça pour la première fois n’y croira pas. Mais aussi loin que je me souvienne, il ne boit que du soda, même avec de la glace », confie le jeune homme à G1 Globo.

Le petit-fils insiste aussi sur un point : malgré cette consommation obsessionnelle, Roberto se montre très rigoureux sur le suivi médical. Il fait analyser son sang régulièrement, consulte des spécialistes et prend tous ses médicaments. Seule ligne rouge : pas question de renoncer au Coca Zero, qu’il décrit comme sa seule boisson possible.

Une histoire qui fascine et inquiète les internautes

Sur les réseaux, les messages oscillent entre humour et inquiétude. Certains saluent la « cohérence » du retraité, qui pousse son goût pour le soda à l’extrême. D’autres s’alarment d’un mode de vie qui va totalement à l’encontre des recommandations de santé les plus basiques.

Les extraits de son dossier médical, où l’on lit sa consigne à ne pas lui proposer d’eau ni de médicaments liquides, ont largement tourné sur X. On le voit aussi dans une vidéo faire la promotion d’une boutique de glaces, avec son « accessoire » indissociable : une bouteille de Coca.

Que disent réellement ses analyses ?

Interrogé par G1 Globo, Roberto Pedreira affirme que ses analyses sanguines restent sous contrôle et que son suivi médical est régulier. Le site ne détaille pas chiffrée par chiffrée l’ensemble de ses résultats, mais précise que les médecins lui réitèrent à chaque visite la même recommandation : remplacer au moins une partie du soda par de l’eau.

Les médecins brésiliens qui le suivent martèlent tous la même consigne : l’eau doit rester la boisson de référence, même pour un patient habitué depuis des décennies à consommer exclusivement des sodas.

Les pathologies cardiovasculaires et le diabète dont souffre Roberto ne peuvent pas être directement attribués à sa consommation de Coca Zero dans le récit rapporté par G1 Globo. Aucun spécialiste cité dans l’article ne fait de lien de causalité ferme, même si cette hygiène de vie est clairement décrite comme à l’opposé des bonnes pratiques.

Pour les soignants, l’enjeu principal reste d’éviter la déshydratation et de préserver tant que possible le fonctionnement des reins, du cœur et des vaisseaux sanguins. D’où l’insistance récurrente sur l’eau, boisson indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, y compris chez les personnes âgées.

Pourquoi une telle aversion pour l’eau ?

Le retraité de Bahia évoque surtout une question de goût : il dit « détester » l’eau et n’y trouver aucun plaisir. Son habitude, commencée il y a des décennies, serait devenue une sorte de routine psychologique très ancrée.

Les spécialistes de la nutrition et de la psychologie alimentaire expliquent fréquemment que certaines personnes développent des comportements extrêmes autour de l’alimentation ou des boissons :

  • répulsion pour certains goûts ou textures (comme l’eau plate) ;
  • attachement compulsif à une boisson ou à un aliment précis ;
  • association très forte entre un produit et le confort ou la récompense.

Dans le cas de Roberto, cette aversion pour l’eau s’est installée au point de devenir une identité : il se présente lui-même comme quelqu’un qui ne boit que du Coca Zero, ce qui renforce encore la difficulté à changer.

Ce que disent les recommandations de santé en France

En France, les autorités sanitaires, comme Santé publique France ou l’Assurance maladie, rappellent que l’eau est la seule boisson indispensable. Les boissons sucrées ou édulcorées, y compris les sodas « zéro », ne sont jamais présentées comme un équivalent.

Les messages de prévention insistent sur quelques principes généraux :

  • boire de l’eau tout au long de la journée, en quantité adaptée à l’âge, à l’activité physique et à la température ambiante ;
  • réserver les sodas et boissons sucrées à une consommation occasionnelle ;
  • éviter d’utiliser les boissons gazeuses pour se réhydrater lors d’un effort intense ou d’un épisode de forte chaleur ;
  • en cas de pathologie chronique (diabète, maladie cardiaque), adapter les boissons sur avis médical.
  • Les boissons édulcorées comme les sodas sans sucre apportent moins de calories que leurs versions classiques, mais elles n’en restent pas moins déconseillées en tant que boisson de base. Le consensus médical français converge avec le discours des médecins brésiliens de Roberto : l’eau doit rester la boisson principale, quel que soit le pays.

    Pourquoi remplacer l’eau par du soda pose problème

    Si l’histoire de Roberto intrigue, elle met aussi en lumière plusieurs risques connus et documentés par la littérature médicale, même s’ils ne sont pas analysés un par un dans son cas précis.

    Aspect Aveu de Roberto Risque général connu
    Hydratation Boit uniquement du Coca Zero Déséquilibre possible de la balance hydrique et minérale
    Cardiovasculaire Six stents, antécédent d’infarctus Association observée entre forte consommation de sodas et maladies cardio-métaboliques
    Diabète Diabétique suivi par des spécialistes Les sodas classiques sont clairement déconseillés ; les versions « zéro » ne doivent pas être une habitude centrale

    Pour un lecteur français, cette histoire illustre surtout jusqu’où peut aller une habitude alimentaire extrême, et à quel point il devient compliqué de revenir en arrière une fois cette habitude ancrée sur plusieurs décennies.

    Ce que les Français peuvent retenir de ce cas extrême

    Sans se livrer aux mêmes excès que Roberto Pedreira, de nombreux Français consomment chaque jour des sodas ou des boissons édulcorées. Avant d’en arriver à ne plus boire une seule goutte d’eau, certains réflexes simples réduisent les risques :

    • remplacer un verre de soda sur deux par un verre d’eau ;
    • garder les sodas pour les moments festifs, plutôt que pour accompagner chaque repas ;
    • aromatiser l’eau (citron, infusion, fruits) pour ceux qui n’aiment pas son goût neutre ;
    • parler à son médecin traitant si l’on a l’impression de « ne pas pouvoir se passer » d’une boisson précise.

    Les professionnels de santé en France, comme au Brésil, s’accordent à dire qu’aucune boisson gazeuse, même légère, ne remplace l’eau sur le long terme. Une consommation occasionnelle de sodas reste compatible avec une bonne santé, mais une exclusivité absolue, comme le revendique Roberto, reste une curiosité médicale et un signal d’alerte.

    Au-delà du buzz, cette histoire pose une question très concrète : à partir de quand une habitude alimentaire devient-elle un risque majeur pour la santé ? Le cas de ce retraité brésilien montre qu’un suivi médical régulier ne suffit pas toujours à changer une pratique solidement installée, surtout lorsqu’elle est perçue comme une part de soi.

    Questions fréquentes

    Depuis combien de temps Roberto Pedreira ne boit-il que du Coca Zero?

    Le retraité brésilien assure ne pas avoir bu une goutte d'eau depuis cinquante ans, remplaçant toute boisson par du Coca Zero.

    Quels sont ses problèmes de santé actuels?

    Roberto est diabétique, souffre d'insuffisance veineuse chronique touchant trois de ses quatre veines saphènes, porte six stents au niveau du cœur et a déjà subi un infarctus.

    Que disent ses analyses sanguines?

    Selon G1 Globo, Roberto affirme que ses analyses restent sous contrôle et son suivi médical est régulier, bien que le site ne détaille pas chiffre par chiffre l'ensemble de ses résultats. Les médecins lui réitèrent systématiquement la recommandation de remplacer au moins une partie du soda par de l'eau.

    Pourquoi refuse-t-il de boire de l'eau?

    Roberto évoque principalement une question de goût: il dit « détester » l'eau et n'y trouver aucun plaisir. Son habitude, commencée il y a des décennies, serait devenue une routine psychologique très ancrée qui a fini par constituer son identité.

    Les médecins attribuent-ils ses maladies à sa consommation de Coca Zero?

    Non, selon le récit rapporté par G1 Globo, aucun spécialiste ne fait de lien de causalité ferme entre le Coca Zero et ses pathologies cardiovasculaires ou le diabète, bien que cette hygiène de vie soit décrite comme à l'opposé des bonnes pratiques.

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