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Elle se lève la nuit pour aller aux toilettes : ce qui sort de la cuvette n’est ni un rat ni une araignée

En Russie, une habitante de Moscou a vécu une scène digne d’un film d’horreur en entrant dans sa salle de bains en pleine nuit.

En ouvrant sa porte, cette Moscovite pense tomber sur un simple imprévu domestique. À la place, elle se retrouve face à un immense serpent blanc qui sort littéralement de sa cuvette. Une histoire étonnante rapportée par le site d’actualités insolites Oddity Central, qui montre jusqu’où peuvent aller les escapades d’animaux exotiques en ville.

Une nuit ordinaire qui vire au cauchemar à Moscou

Les faits se déroulent à Moscou, dans un immeuble d’habitation tout à fait banal. Une résidente se lève pour aller aux toilettes et se dirige vers sa salle de bains. Quand elle allume la lumière, elle aperçoit un long corps blanchâtre qui s’extirpe de la cuvette.

Devant elle, il ne s’agit ni d’un rat, ni d’une araignée géante, ni même d’un simple serpent de jardin, mais d’un boa constricteur albinos, un reptile massif, totalement blanc, habitué des terrariums d’amateurs de reptiles exotiques.

La Moscovite découvre un boa constricteur albinos adulte, bien vivant, partiellement sorti de sa cuvette de toilettes.

Sous le choc, la femme referme aussitôt la porte de la salle de bains. Elle ne tente pas de le déloger. Elle appelle immédiatement les services d’urgence, comme le rapporte Oddity Central en s’appuyant sur le canal Telegram russe SHOT, spécialisé dans les faits divers.

Un voisin, un boa albinos et une drôle d’idée de nettoyage

Rapidement, l’origine de l’animal se précise. Le boa ne vient pas des égouts de Moscou, ni d’un commerce clandestin souterrain, mais tout simplement… de l’appartement d’un voisin.

Selon le canal SHOT, le propriétaire du serpent est un autre résident de l’immeuble. Il explique avoir laissé son boa albinos dans sa salle de bains le temps de nettoyer son terrarium. Une pratique courante chez certains détenteurs de reptiles, qui posent parfois leurs animaux dans la baignoire ou sur le carrelage pendant l’entretien.

Cette fois, le reptile a profité de l’occasion pour partir à l’aventure. Le boa aurait réussi à atteindre la bonde de la baignoire, puis à s’engager dans les canalisations. En suivant le réseau de tuyaux, il aurait fini par émerger… dans la cuvette de la voisine, située sur une autre colonne ou un autre étage de l’immeuble.

Le boa a utilisé le système de canalisations de l’immeuble comme un véritable labyrinthe, avant de ressortir dans les toilettes d’une voisine.

Ce type de déplacement reste rare, mais il n’est pas absurde : dans les immeubles, les salles d’eau de plusieurs logements communiquent via les mêmes colonnes de plomberie. Un animal fin et souple comme un serpent peut parfois s’y faufiler.

Un « récidiviste » déjà aperçu dans la cage d’escalier

L’histoire prend une tournure encore plus surprenante lorsque les médias russes rappellent qu’il ne s’agit pas de la première fugue de ce serpent. Toujours d’après SHOT, le même boa albinos aurait déjà disparu de son terrarium deux ans plus tôt.

À l’époque, il ne serait pas passé par les canalisations, mais aurait été retrouvé dans la cage d’escalier de l’immeuble, où un autre voisin, tout aussi effrayé, avait donné l’alerte.

  • Première fuite : le boa quitte son terrarium et finit dans la cage d’escalier.
  • Deuxième fuite : il passe par les canalisations et réapparaît dans des toilettes.
  • Même immeuble, même serpent, nouveaux voisins terrifiés.

Le reptile gagne ainsi une réputation d’« explorateur » au sein de l’immeuble, comme le souligne avec ironie Oddity Central, évoquant un animal manifestement peu attaché à son terrarium.

Police, photos et expert en serpents dépêché sur place

Prévenus par la résidente, les services d’urgence et la police se rendent sur place. Les agents constatent la présence du boa albinos dans la salle de bains, toujours en partie dans la cuvette. Avant toute intervention, ils prennent des photos de l’animal, images qui circuleront ensuite sur les réseaux sociaux russes.

Face à ce serpent de grande taille, les policiers ne tentent pas de l’attraper eux-mêmes. Ils font appel à un spécialiste des reptiles, chargé de manier le boa en sécurité et de le sortir de la salle de bains sans blesser ni l’animal ni les occupants de l’appartement.

Les policiers moscovites photographient d’abord le boa sur la cuvette, puis à nouveau une fois l’animal neutralisé et tenu à bout de bras par les intervenants.

Oddity Central précise que les agents se prennent ensuite en photo avec le reptile, une fois ce dernier maîtrisé, une manière d’immortaliser cette intervention pour le moins inhabituelle.

Le site ne détaille pas le devenir immédiat du boa, ni les sanctions éventuelles contre son propriétaire.

Le propriétaire du boa sanctionné ? Une question encore sans réponse

La question de la responsabilité du propriétaire reste en suspens. D’après Oddity Central, on ignore pour l’instant si le détenteur du serpent a été inquiété après cette nouvelle fugue.

En théorie, de nombreux pays, dont la Russie et la France, imposent des règles strictes pour la détention d’animaux exotiques potentiellement dangereux ou impressionnants, notamment dans les immeubles collectifs. Les obligations portent sur :

  • la sécurité du terrarium (fermeture, solidité du matériel) ;
  • les conditions de détention (température, hygiène) ;
  • la non-perturbation du voisinage (bruit, risque, odeurs, image anxiogène).

Dans cette affaire, tout laisse penser que le serpent s’est échappé alors qu’il n’était pas sécurisé dans un espace fermé. La répétition des incidents – cage d’escalier puis cuvette de toilettes – pourrait inciter les autorités à contrôler plus strictement ce propriétaire, voire à restreindre son droit de garder cet animal, selon le cadre juridique russe applicable.

Serpents et canalisations : un scénario rare, mais pas impossible

Voir un serpent remonter par les toilettes choque, mais ce type de cas existe. Des histoires similaires surgissent ponctuellement dans des pays où les reptiles sont plus fréquents, comme l’Australie ou le Brésil, où des pythons ou des serpents venimeux se glissent parfois dans les habitations par les canalisations ou les interstices des portes.

Dans les grandes villes européennes, ces apparitions restent exceptionnelles. Lorsqu’elles surviennent, elles impliquent souvent des animaux exotiques d’agrément appartenant à des particuliers :

  • boas constricteurs, comme dans ce cas à Moscou ;
  • pythons royaux, très répandus chez les terrariophiles ;
  • lézards de grande taille, capables de se faufiler dans les gaines techniques.

La situation moscovite met surtout en lumière l’impact que peut avoir une fuite d’animal exotique dans un cadre urbain dense : panique des voisins, intervention des secours, contrôle éventuel des autorités, méfiance durable dans l’immeuble.

En France, quels règles et risques pour les serpents en appartement ?

Pour un lecteur français, cette affaire pose une question concrète : un tel scénario pourrait-il se produire dans un immeuble à Paris, Lyon ou Marseille ? Le principe reste théoriquement possible, mais le cadre réglementaire français encadre strictement la détention de certains reptiles.

En France, la détention d’animaux non domestiques, dont les serpents, dépend de plusieurs facteurs :

  • l’espèce concernée (venimeuse ou non, taille adulte, comportement) ;
  • le nombre d’animaux détenus ;
  • la dangerosité potentielle pour le public.
  • Pour certaines espèces, un certificat de capacité et une autorisation préfectorale sont nécessaires. Pour d’autres, la détention reste libre en dessous d’un certain nombre d’individus, à condition de respecter le bien-être animal et la sécurité des tiers.

    En France, la loi impose des conditions strictes de détention pour de nombreux reptiles, afin d’éviter les fugues et les risques pour le voisinage.

    Les copropriétés peuvent aussi fixer leurs propres règles via le règlement de copropriété, qui limite ou interdit certains animaux, même s’ils sont autorisés par la loi, dès lors que leur présence trouble la tranquillité de l’immeuble.

    En cas de fugue, le propriétaire d’un serpent en France engage sa responsabilité civile, voire pénale, si l’animal blesse quelqu’un ou provoque un accident. Même sans blessure, une intervention des secours pour récupérer l’animal peut lui coûter cher en termes d’image vis-à-vis des voisins, et entraîner un contrôle renforcé de ses installations.

    Que faire si vous tombez nez à nez avec un serpent chez vous ?

    L’expérience de cette Moscovite, même si elle reste extrême, pose une question pratique : comment réagir si vous découvrez un serpent dans votre salle de bains ou vos toilettes, en France ou ailleurs en Europe ? Les spécialistes de la faune sauvage et les secours animaliers recommandent plusieurs réflexes :

    • garder ses distances et ne pas tenter de saisir l’animal ;
    • éviter les gestes brusques pour ne pas le pousser à se défendre ;
    • fermer la pièce si possible, pour le maintenir confiné ;
    • appeler les pompiers ou un service spécialisé dans la capture des animaux sauvages ou exotiques ;
    • prévenir l’immeuble ou le voisinage si vous soupçonnez un animal échappé d’un logement voisin.

    Les tentatives d’élimination « maison » (balai, produits chimiques, jets d’eau sous pression) peuvent blesser l’animal, mais aussi augmenter le risque de morsure ou pousser le serpent à se cacher encore plus profondément, rendant son retrait plus compliqué.

    Un rappel sur la détention d’animaux exotiques

    Cette histoire venue de Moscou sert aussi de piqûre de rappel à tous les amateurs d’animaux exotiques. Un boa constricteur, même non venimeux, n’est pas un simple animal de compagnie comme un chat ou un hamster. Sa taille, sa force et son caractère impressionnant en font un animal qui doit rester sous contrôle strict.

    Pour limiter les risques de fugue, les spécialistes recommandent :

    • un terrarium solide, fermé par un système de verrouillage sûr ;
    • une surveillance permanente lorsque l’animal est hors de son terrarium ;
    • l’évitement des pièces comportant un accès direct aux canalisations ouvertes (bondes non grillagées, siphons démontés) ;
    • une information claire du voisinage, lorsque la loi ou le bon sens l’exigent.

    La mésaventure de cette résidente de Moscou montre qu’un simple moment de négligence – laisser un boa dans une salle de bains, le temps d’un nettoyage – peut se transformer en scène effrayante pour un voisin qui n’a rien demandé.

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