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Ni les voitures sans vignette ni les vieilles motos : voici les véhicules interdits de circuler en Espagne à partir de janvier 2027

Ni les voitures sans vignette ni les vieilles motos : voici les véhicules interdits de circuler en Espagne à partir de janvier 2027

Une nouvelle réglementation espagnole va changer la donne pour les engins de déplacement urbain, avec une échéance très stricte fixée à janvier 2027.

En Espagne, les règles encadrant les véhicules de mobilité personnelle, notamment les trottinettes électriques, se durcissent rapidement. Comme l’explique le média espagnol qui relaie les informations de la Direction générale du trafic (DGT), l’équivalent de la Sécurité routière, un calendrier précis a été fixé pour sortir de la circulation tous les engins qui ne respectent pas les nouvelles normes techniques.

Ce qui va changer en Espagne à partir de janvier 2027

Depuis le 21 janvier 2024, tous les véhicules de mobilité personnelle vendus en Espagne doivent disposer d’un certificat d’homologation délivré selon les critères fixés par la DGT. Les appareils mis sur le marché avant cette date bénéficient d’une période de tolérance, mais leur avenir est déjà scellé.

À compter du 22 janvier 2027, les trottinettes électriques et autres véhicules de mobilité personnelle non certifiés n’auront plus le droit de circuler légalement dans l’espace public espagnol.

La DGT a fixé une « moratoire » de trois ans pour ces appareils plus anciens. Concrètement, les propriétaires de trottinettes électriques dépourvues de certificat peuvent encore les utiliser sur la voie publique jusqu’au début de 2027. Après cette date, ces engins deviendront hors la loi, même s’ils fonctionnent parfaitement.

L’objectif est double : améliorer la sécurité routière et protéger les usagers, tout en homogénéisant le parc de véhicules. Le certificat agit comme un véritable « badge de conformité », garantissant un niveau minimal de qualité, de durabilité et de sécurité pour ces appareils de plus en plus présents en ville.

Quels véhicules sont considérés comme véhicules de mobilité personnelle ?

En Espagne, les règles visent principalement les « véhicules de movilidad personal » (VMP), une catégorie qui recouvre :

  • les trottinettes électriques individuelles ;
  • certains engins similaires utilisés pour des services de livraison ou de location ;
  • d’autres dispositifs de transport urbain à moteur électrique, à vitesse limitée, conçus pour une seule personne.

Ces engins se distinguent des vélos électriques classiques et des motos par leur conception, leur vitesse maximale et leur usage essentiellement urbain. La DGT encadre leur circulation, comme la Sécurité routière en France encadre celle des trottinettes et engins assimilés.

Comment savoir si une trottinette est autorisée à circuler ?

Selon les informations rapportées par le média espagnol à partir de la réglementation officielle, tous les VMP vendus en Espagne doivent désormais être certifiés. Pour aider les acheteurs, la DGT met à jour sur son site la liste des marques et modèles disposant de ce certificat obligatoire.

Seuls les véhicules de mobilité personnelle qui figurent sur la liste des modèles certifiés par la DGT pourront continuer à circuler après le 22 janvier 2027.

Les trottinettes électriques certifiées doivent, par exemple, afficher clairement la vitesse et le niveau de charge de la batterie. Les modèles conformes sont identifiables grâce à un marquage spécifique prévu par la réglementation.

Pour un usager espagnol qui envisage l’achat d’une trottinette, vérifier ce point devient crucial : un modèle non certifié, même neuf, ne pourra pas être utilisé légalement à long terme. À l’inverse, un modèle déjà homologué garantit une utilisation durable, y compris après l’échéance de 2027.

Les exigences techniques imposées aux trottinettes en Espagne

Les caractéristiques des VMP sont détaillées dans un manuel technique dont le contenu a été publié au Journal officiel espagnol (BOE) le 21 janvier 2022. Depuis cette date, les fabricants ont dû adapter leurs chaînes de production pour répondre à ces normes.

Vitesse maximale et systèmes anti‑bidouille

  • Vitesse limitée à 25 km/h : au‑delà, le moteur doit cesser de propulser le véhicule.
  • Systèmes antimanipulation : la réglementation impose des dispositifs qui empêchent d’augmenter frauduleusement la vitesse ou la puissance.
  • Affichage obligatoire : la trottinette doit posséder un indicateur visible indiquant en temps réel la vitesse et le niveau de batterie.

Ces exigences visent autant à limiter les comportements dangereux qu’à éviter les modifications « maison » qui transforment ces engins en quasi-cyclomoteurs.

Freinage et visibilité renforcés

  • Système de freinage : chaque VMP doit disposer de deux freins indépendants. Les modèles à plus de deux roues doivent, en plus, être équipés d’un frein de stationnement.
  • Visibilité : des catadioptres avant, latéraux et arrière sont obligatoires. La lumière de frein doit être distinguable, ou intégrée à la lumière arrière de façon claire.

L’Espagne mise sur la visibilité et la capacité d’arrêt de ces engins, souvent utilisés de nuit ou en hiver, période où les risques de collision avec piétons et voitures augmentent.

Signal sonore, stabilité et roues

  • Avertisseur sonore : tous les VMP doivent être équipés d’un dispositif sonore. Pour ceux destinés au transport de marchandises ou à des services, un avertisseur de marche arrière est aussi requis.
  • Stabilisation au stationnement : les véhicules de moins de trois roues doivent posséder une béquille latérale ou un support central pour rester stables à l’arrêt.
  • Roue et adhérence : diamètre minimum 203,2 mm, avec une surface rugueuse. Les pneus totalement lisses sont interdits.

Là encore, l’objectif affiché par la DGT est de limiter les chutes et les situations dangereuses, que ce soit pour l’usager ou pour les piétons lorsque les trottinettes sont mal garées.

Systèmes de pliage et marquage obligatoire

  • Pliage sécurisé : les modèles pliables doivent intégrer un double système de verrouillage pour empêcher toute ouverture involontaire lorsqu’ils sont transportés pliés.
  • Marquage d’usine : chaque VMP doit comporter un marquage unique, permanent, lisible et visible, mentionnant notamment :
    • la vitesse maximale ;
    • le numéro de série ;
    • le numéro de certificat ;
    • l’année de construction ;
    • la marque et le modèle.
  • Étiquette arrière : une identification ou étiquette de registre doit figurer à l’arrière du véhicule.

Le marquage unique permet aux autorités espagnoles d’identifier précisément chaque trottinette certifiée, et de vérifier sur le terrain sa conformité.

Ce que doivent retenir les usagers espagnols

Situation Droit de circuler en Espagne Jusqu’à quand ?
Trottinette certifiée, vendue après le 21/01/2024 Oui, conforme Sans limite liée à la date de 2027
Trottinette non certifiée, achetée avant le 21/01/2024 Oui, pendant la période de moratoire Jusqu’au 22/01/2027 seulement
Trottinette non certifiée, vendue après le 21/01/2024 Non conforme à la réglementation Interdite de circulation légale

Les propriétaires d’anciens modèles disposent donc d’un peu plus de temps pour anticiper : continuer à utiliser leur trottinette dans le cadre légal espagnol suppose, à terme, de basculer vers un modèle certifié.

Quelle situation pour les trottinettes électriques en France ?

En France, les trottinettes électriques relèvent des « engins de déplacement personnel motorisés ». Elles sont encadrées par le code de la route, mais le mécanisme n’est pas identique à celui décrit pour l’Espagne.

La réglementation française impose notamment :

  • une vitesse maximale de 25 km/h, au‑delà de laquelle l’engin est assimilé à un deux‑roues motorisé soumis à d’autres règles ;
  • une limite d’âge pour conduire une trottinette électrique sur la voie publique ;
  • des obligations d’équipement (éclairage, dispositifs réfléchissants, avertisseur sonore) ;
  • des règles de circulation spécifiques selon les voies (pistes cyclables, chaussée, interdiction sur les trottoirs sauf exceptions encadrées) ;
  • une assurance responsabilité civile, au minimum.

La France ne s’appuie pas sur un certificat unique de type DGT pour l’ensemble des modèles mis sur le marché. Les fabricants doivent respecter des normes européennes et françaises, mais l’utilisateur ne consulte pas une liste officielle nationale de modèles autorisés comme en Espagne.

Pour un lecteur français, le parallèle montre deux approches : en Espagne, un système très centré sur la certification des modèles par la DGT ; en France, une combinaison de normes techniques et de règles de circulation, avec un contrôle davantage orienté sur l’usage (vitesse, lieu de circulation, âge, équipement) que sur une homologation modèle par modèle publiée par une autorité unique.

Un tournant pour les mobilités urbaines

La réglementation espagnole illustre le virage pris par de nombreux pays face à la montée en puissance des trottinettes et autres engins de mobilité personnelle. Les autorités cherchent à concilier liberté de déplacement, réduction de la circulation automobile et protection des usagers les plus vulnérables, notamment les piétons.

Pour les fabricants, ces règles signifient une adaptation industrielle : conception de systèmes de freinage renforcés, dispositifs de sécurité pour le pliage, marquages complexes. Pour les usagers, la conséquence la plus directe reste ce couperet de janvier 2027, qui fera basculer une partie du parc actuel dans l’illégalité sur la voie publique espagnole.

Un propriétaire français qui souhaiterait utiliser sa trottinette lors d’un séjour en Espagne devra, à terme, veiller à ce que son engin respecte les critères espagnols et soit compatible avec la certification exigée. À défaut, même si l’appareil reste autorisé en France, il pourrait être considéré comme non conforme de l’autre côté des Pyrénées.

Questions fréquentes

Ma trottinette achetée avant 2024 sera-t-elle vraiment interdite en 2027 ?

Oui, si elle n'est pas certifiée par la DGT. À partir du 22 janvier 2027, les trottinettes électriques non certifiées ne pourront plus circuler légalement en Espagne, même si elles fonctionnent parfaitement. Vous devrez acheter un modèle certifié pour continuer à l'utiliser.

Comment vérifier si ma trottinette est certifiée ?

La DGT publie sur son site officiel la liste des marques et modèles disposant du certificat d'homologation obligatoire. Seuls les véhicules figurant sur cette liste pourront continuer à circuler après 2027. Les modèles certifiés doivent afficher un marquage spécifique avec la vitesse maximale, le numéro de série et le numéro de certificat.

Quelles sont les principales exigences techniques pour qu'une trottinette soit certifiée ?

Les trottinettes doivent respecter une vitesse maximale de 25 km/h, disposer de deux freins indépendants, d'indicateurs de vitesse et de batterie, de catadioptres avant et arrière, d'un avertisseur sonore, d'une béquille ou support pour le stationnement, et de roues avec un diamètre minimum de 203,2 mm. Les pneus totalement lisses sont interdits.

Puis-je modifier ma trottinette pour augmenter sa vitesse ?

Non, les réglementations espagnoles imposent des systèmes antimanipulation qui empêchent d'augmenter frauduleusement la vitesse ou la puissance. Modifier votre trottinette constituerait une violation de ces normes de sécurité.

Cette réglementation s'applique-t-elle à tous les véhicules électriques de ville ?

Non, elle vise spécifiquement les véhicules de mobilité personnelle (VMP) comme les trottinettes électriques. Les vélos électriques classiques et les motos ne sont pas concernés par ces nouvelles normes.

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