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Des essuie-glaces sur les phares de certaines voitures : voici à quoi ils servent vraiment

Des essuie-glaces sur les phares de certaines voitures : voici à quoi ils servent vraiment

Certains modèles, surtout venus des pays nordiques, affichent d’étranges essuie-glaces sur leurs phares. Un détail qui n’a rien d’un simple gadget.

On les aperçoit parfois sur de vieilles berlines de luxe ou sur des voitures venues de Suède ou d’autres pays scandinaves : de mini-essuie-glaces fixés directement sur les phares. Le média américain en ligne qui s’est penché sur cette curiosité rappelle, sources à l’appui, qu’il s’agit d’un véritable équipement de sécurité, pensé pour les climats difficiles et aujourd’hui largement supplanté par d’autres systèmes.

Un système né pour garder les phares vraiment visibles

À l’origine, la logique est simple : un phare sale éclaire beaucoup moins bien. Boue, neige fondue, sel, pluie chargée de poussière… dans les pays où l’hiver est long et les routes souvent détrempées, les blocs optiques se couvrent rapidement d’une pellicule opaque.

Les constructeurs expliquent que les lave-glaces et lave-phares ont été conçus pour garder pare-brise et phares propres, afin de préserver la visibilité du conducteur.

Volvo détaille ainsi le fonctionnement de ses systèmes : sur certains modèles, la commande des lave-glaces active aussi le lavage des phares lorsque ceux-ci sont allumés. L’idée est de limiter le risque de « phares voilés » en pleine intempérie, moment où la visibilité est déjà fragilisée.

Avec des optiques recouvertes de saletés, la portée du faisceau diminue, le faisceau se diffuse mal et peut même éblouir davantage les conducteurs venant en face. Dans des zones soumises aux tempêtes de neige ou aux pluies incessantes, garder des phares propres pendant le trajet devient donc un enjeu direct de sécurité routière.

Une innovation venue de Saab, imposée en Suède

Selon le site spécialisé Saab Planet, ces mini-essuie-glaces de phares comptent parmi les nombreuses innovations de Saab, constructeur suédois aujourd’hui disparu. La marque les a présentés pour la première fois en 1970 sur la Saab 99.

À l’époque, Saab met en avant un argument clair : améliorer encore la visibilité en nettoyant en permanence les optiques. La campagne est suffisamment convaincante pour influencer la réglementation. Le média rappelle en effet que, dès les années 1970, les lave-phares et essuie-phares deviennent obligatoires en Suède et dans d’autres pays scandinaves sur certains véhicules.

Dans les années 1970, les lave-phares et essuie-phares sont rendus obligatoires en Suède et dans plusieurs pays nordiques, en raison des conditions climatiques extrêmes.

Cette obligation répond à un contexte précis : longs hivers, routes fréquemment enneigées ou boueuses, usage massif de sel et de sable. Autant de facteurs qui encrassent très vite phares et pare-brise. Dans ces conditions, les petits balais montés sur les optiques ne relèvent pas de l’accessoire, mais d’un dispositif jugé indispensable.

Des marques de luxe séduites, puis un changement de technologie

Saab ouvre la voie, et rapidement d’autres constructeurs s’y intéressent. Selon l’article consulté, plusieurs marques haut de gamme comme Mercedes-Benz, BMW ou Volvo adoptent à leur tour ce type de système sur certains modèles.

À l’époque, les phares sont majoritairement plats, ronds ou rectangulaires, ce qui facilite l’installation de petits balais motorisés capables de couvrir la surface utile. Le dispositif se complète souvent d’un gicleur qui projette du liquide, comme sur un pare-brise.

À partir du début des années 1990, la tendance s’inverse. Les constructeurs font évoluer la forme des blocs optiques, qui deviennent plus profilés, plus complexes, intégrant parfois plusieurs fonctions (codes, routes, antibrouillard, clignotants) dans une même pièce vitrée. Dans le même temps, les technologies d’éclairage se diversifient.

Avec les formes de phares de moins en moins plates, les essuie-phares sont progressivement remplacés par des lave-phares haute pression, jugés plus adaptés.

Les jets haute pression, parfois escamotables dans le pare-chocs, prennent alors le relais. Ils projettent un liquide à forte pression sur la surface du phare, sans recourir à de petits balais mécaniques. Le système gagne en fiabilité et s’adapte mieux aux nouvelles formes d’optiques.

Aux États-Unis, précise la source, il devient rare de croiser encore des essuie-phares, hormis sur des véhicules anciens bien entretenus. En revanche, les lave-phares haute pression restent présents sur certains modèles récents, notamment ceux dotés de feux puissants, même si leur présence dépend des réglementations et des marchés.

Pourquoi on les voit surtout sur les vieilles voitures

Pour un automobiliste habitué aux modèles récents, ces mini-essuie-glaces de phares peuvent sembler d’un autre temps. Ils sont effectivement associés :

  • aux berlines haut de gamme des années 1970 à 1990,
  • à des marques comme Saab, Volvo, BMW ou Mercedes-Benz,
  • et à des pays où la neige, la boue et le sel sont très présents sur la chaussée.

En pratique, certains constructeurs ont totalement abandonné les balais physiques pour ne conserver que des systèmes de lavage par jet. D’autres ont fait l’impasse sur tout dispositif lorsqu’il n’est pas imposé par la réglementation.

À cela s’ajoute un coût : ces systèmes nécessitent des moteurs supplémentaires, des commandes intégrées, un circuit de liquide plus complexe et un entretien spécifique. Pour les fabricants, le compromis entre coût, design et bénéfice réel a souvent conduit à privilégier des solutions plus sobres.

Peut-on en ajouter sur une voiture qui n’en est pas équipée ?

Pour les amateurs de gadgets automobiles, la tentation peut exister : installer soi-même des essuie-glaces de phares pour se donner un look de vieille suédoise haut de gamme. La source américaine tranche nettement : sur les véhicules modernes, ce n’est pas réaliste.

Les essuie-glaces de phares sont intégrés au véhicule et commandés par la même commande que les essuie-glaces de pare-brise, ce qui rend une installation maison extrêmement complexe.

Sur certaines Volvo, par exemple, tout se pilote depuis le levier droit derrière le volant. Quand le conducteur déclenche le lave-glace pare-brise, et si les phares sont allumés, un cycle de lavage des phares se met automatiquement en route à intervalles prédéfinis. Le tout repose sur une gestion électronique intégrée à l’architecture du véhicule.

Reproduire ce niveau d’intégration sur une voiture qui n’a pas été conçue pour cela impliquerait :

  • d’ajouter moteurs, bras d’essuie-glaces et buses de lavage sur chaque phare ;
  • de modifier le circuit de liquide lave-glace et d’augmenter la capacité du réservoir ;
  • de recâbler tout le système pour qu’il dialogue correctement avec les commandes existantes.

La publication qualifie ce type de projet de véritable cauchemar électrique. Dans la plupart des cas, mieux vaut renoncer ou se contenter d’un système de lavage manuel des optiques, plus simple et moins risqué.

Quelle situation pour les phares en France ?

En France, les essuie-phares avec petits balais restent très rares sur les modèles récents. On les croise surtout sur de vieilles berlines importées ou sur quelques anciennes voitures haut de gamme. En revanche, les lave-phares par jets haute pression existent sur certains véhicules, par exemple ceux dotés de feux très puissants.

Le cadre réglementaire européen impose en effet des exigences spécifiques pour certains dispositifs d’éclairage. Sur les voitures équipées de systèmes très lumineux, le constructeur doit prévoir un moyen de garder les optiques propres afin de limiter l’éblouissement des autres usagers et de préserver la portée du faisceau. D’où la présence de petits gicleurs qui sortent parfois du pare-chocs pour asperger les phares.

Pour le reste du parc, aucun système automatique de lavage des phares n’est généralisé. L’entretien repose donc sur le propriétaire ou l’automobiliste :

  • nettoyage régulier des optiques lors du lavage du véhicule ;
  • vérification de l’état des blocs (jaunissement, micro-rayures) ;
  • recours à un professionnel en cas de phares très opaques.

Ces opérations restent déterminantes, y compris en France, où les routes d’hiver peuvent aussi encrasser rapidement les optiques, notamment dans les régions de montagne.

Lave-phares, essuie-phares : quels enjeux de sécurité ?

Un phare encrassé peut réduire fortement la visibilité nocturne. La quantité de lumière émise vers l’avant diminue, tandis que les réflexions parasites augmentent. Pour le conducteur qui roule la nuit sous la pluie ou dans le brouillard, cette perte d’efficacité se traduit par une distance de visibilité réduite.

Un système de nettoyage des phares, qu’il soit à balais ou à jets, vise à maintenir un faisceau net, mieux dirigé et moins éblouissant pour les autres usagers.

Les systèmes automatiques ont un avantage : ils interviennent pendant la conduite, sans que le conducteur doive s’arrêter pour frotter ses optiques. Dans les pays nordiques évoqués par les sources, cette fonction s’est imposée dès les années 1970 comme une réponse concrète aux contraintes climatiques.

Pour un conducteur français, l’enjeu reste le même, même sans essuie-phares : garder ses phares propres augmente la visibilité et réduit le risque d’accident la nuit ou par mauvais temps. Un simple chiffon et un peu de produit adapté suffisent souvent à retrouver un éclairage plus efficace.

Un détail technique devenu objet de curiosité

Aujourd’hui, ces petits balais de phares intriguent surtout les passionnés de voitures anciennes et les curieux. Ils racontent une période où l’innovation automobile passait aussi par des solutions mécaniques visibles, assumées, pour répondre à un problème bien précis : comment garder des phares utilisables quand la route les couvre de saletés en quelques kilomètres.

Avec l’arrivée des lave-phares haute pression, des optiques plus résistantes et des systèmes d’éclairage toujours plus sophistiqués, l’ère des essuie-phares semble derrière nous. Reste qu’en les apercevant sur une vieille Saab 99 ou une Volvo d’époque, on ne regarde plus ce détail comme un simple caprice de designer, mais comme un choix dicté par la sécurité dans des conditions extrêmes.

Questions fréquentes

À quoi servaient vraiment les essuie-glaces sur les phares ?

Ils servaient à nettoyer les phares constamment encrassés par la boue, la neige fondue et le sel dans les pays nordiques. Des phares sales éclairent beaucoup moins bien et peuvent même éblouir les conducteurs venant en face, d'où l'intérêt de cette innovation pour la sécurité routière.

Qui a inventé les essuie-glaces de phares ?

Le constructeur suédois Saab a présenté cette innovation pour la première fois en 1970 sur la Saab 99. L'invention s'est avérée si convaincante qu'elle est devenue obligatoire en Suède et dans d'autres pays scandinaves dès les années 1970.

Pourquoi ne voit-on plus ces essuie-glaces sur les voitures modernes ?

À partir des années 1990, l'évolution des formes de phares, devenues plus profilées et complexes, a rendu les petits balais moins efficaces. Les constructeurs les ont remplacés par des systèmes de lavage haute pression plus fiables et mieux adaptés aux optiques modernes.

Peut-on installer des essuie-glaces de phares sur une voiture moderne qui n'en a pas ?

Non, ce n'est pas réaliste. Ces systèmes sont intégrés à l'architecture électronique du véhicule et commandés via le levier des essuie-glaces. Une installation maison nécessiterait de modifier le circuit de liquide, d'ajouter des moteurs et de recâbler l'électronique, ce qui représente un projet extrêmement complexe et risqué.

Y a-t-il encore des essuie-glaces de phares sur les voitures récentes ?

Aux États-Unis, il devient rare de croiser des essuie-phares hormis sur les véhicules anciens bien entretenus. En revanche, certains modèles récents haut de gamme conservent des lave-phares haute pression, notamment ceux dotés de feux puissants, selon les réglementations et les marchés.

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