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Elle quitte son commerce et part en moto avec sa chienne Uma : son arrivée en Alaska est prévue pour 2027

Elle quitte son commerce et part en moto avec sa chienne Uma : son arrivée en Alaska est prévue pour 2027

En Argentine, une commerçante de Mendoza a tout vendu pour parcourir les Amériques en moto, avec pour seul équipage sa chienne Uma.

Partie de San Rafael, en province de Mendoza (Argentine), Valeria a troqué sa vie de gérante de magasin de compléments sportifs pour une existence nomade. Son projet, raconté par le média argentin Los Andes, la conduit désormais vers l’Alaska, qu’elle espère atteindre en 2027, toujours au guidon de sa moto et avec Uma, sa chienne, installée à l’arrière.

De simple moyen de transport à déclencheur de changement de vie

Au départ, rien ne destinait Valeria à devenir voyageuse au long cours. Elle achète une moto uniquement pour aller travailler à San Rafael et éviter le casse-tête du stationnement. Elle confie avoir commencé à rouler « il y a un peu plus de quatre ans », sans aucun projet de voyage.

Dix jours à peine après cet achat, tout bascule. La sensation de liberté la saisit. La moto cesse d’être un simple véhicule pour devenir un outil d’émancipation. Moins de deux mois plus tard, elle s’élance déjà sur les routes de la Patagonie argentine. Ce premier grand périple la marque profondément. Elle raconte que ce voyage lui a « explosé la tête », au point de transformer sa manière de voir sa vie.

Pendant environ trois ans et demi, Valeria jongle entre son commerce de suppléments sportifs à San Rafael et des escapades de plus en plus longues partout en Argentine. Sa routine se partage alors entre caisse, fournisseurs et clients d’un côté, virages, paysages grandioses et bivouacs de l’autre.

Ce qui n’était qu’une solution pratique pour aller au travail s’est mué en un projet de traversée intégrale du continent américain jusqu’en Alaska.

Uma, de simple chienne à vraie partenaire de route

Le grand tournant arrive en 2023. Valeria veut aller plus loin : son objectif devient de rejoindre la Colombie. Mais un blocage la retient encore. Elle ne se voit pas partir sans Uma, sa chienne, à laquelle elle est très attachée. L’option de la laisser en Argentine est exclue.

La solution apparaît sous la forme d’une selle spéciale, une sorte de siège adapté à l’arrière de la moto. Uma peut ainsi voyager en sécurité, équipée de lunettes de protection et d’un foulard. Dès qu’elle monte, la réaction de l’animal surprend sa maîtresse : Valeria a le sentiment qu’Uma « attendait ce moment depuis toujours » et qu’elle aime immédiatement cette nouvelle façon de se déplacer.

Le 27 décembre 2023, le grand départ vers le nord est lancé. Direction la Bolivie, puis d’autres pays d’Amérique du Sud, toujours en duo. À partir de là, chaque étape se prépare en fonction du bien-être de la chienne.

  • Horaires de route adaptés pour éviter les heures de grande chaleur ou les températures trop basses.
  • Recherche d’hébergements acceptant les animaux (« pet friendly »).
  • Gestion de l’alimentation et de l’hydratation pour Uma en priorité.

Valeria affirme qu’Uma est bien plus qu’un animal de compagnie. Elle la décrit comme sa famille et estime que voyager avec elle « rend tout extrêmement meilleur ». Les photos du voyage, prises en Colombie, en Bolivie ou en Argentine, montrent ce duo inséparable, Uma assise à l’arrière de la moto, lunettes sur le museau, face au vent.

Décision radicale en Bolivie : tout vendre pour viser l’Alaska

C’est en Bolivie qu’un nouveau cap est franchi. En pleine route, Valeria prend conscience que cette existence nomade n’est plus une simple parenthèse mais la vie qu’elle souhaite mener. Elle décide alors de vendre son commerce de San Rafael et de ne plus garder un pied dans sa vie d’avant.

Elle raconte avoir voulu éviter d’avoir « la tête à moitié en Argentine et à moitié sur la route ». Elle ferme la porte de sa maison, jette la clé par la fenêtre et renonce à ce qu’elle appelle sa zone de confort : logement, habitudes, stabilité matérielle. À partir de ce moment, son horizon se fixe définitivement sur l’Alaska.

Son arrivée en Alaska est prévue pour 2027, avec un retour en Argentine seulement en 2028 ou 2029, selon l’évolution du voyage.

Dans ses propos rapportés par Los Andes, Valeria insiste sur l’absence de regrets. Elle assure qu’il n’y a « pas eu un seul jour » où elle s’est sentie désolée d’avoir tout quitté. À ses yeux, cette décision reste « la meilleure » de sa vie.

Apprendre le détachement et vivre avec peu

Pour pouvoir partir dans la durée, Valeria a vendu presque toutes ses affaires. Elle prévoit un nouveau passage à San Rafael pour se séparer du peu qui reste encore. Son objectif est clair : voyager légère, tant sur le plan matériel que mental, jusqu’à son arrivée en Alaska en 2027.

Ce choix de vie l’a conduite à revoir totalement sa relation aux objets. Elle explique avoir cessé de ressentir le besoin d’acheter et d’accumuler. Vivre avec peu ne la frustre pas, au contraire. Elle parle d’un sentiment d’abondance permanent, lié non pas à ce qu’elle possède, mais à ce qu’elle vit chaque jour sur la route.

La vie nomade lui a aussi appris à apprivoiser la solitude. Loin de la considérer comme un manque, Valeria dit qu’elle en retire une grande satisfaction. Elle affirme profiter pleinement de ces moments seule, au point d’en avoir désormais besoin pour se sentir bien.

Une trajectoire faite d’imprévu assumé

Valeria se fixe des jalons – Alaska en 2027, retour possible en Argentine en 2028 ou 2029 – tout en revendiquant une large part d’inconnu. Elle apprécie cette imprévisibilité, qu’elle décrit comme une source de motivation. Chaque pays traversé devient l’occasion d’ajuster son itinéraire, son rythme, et parfois même ses projets.

Des lieux comme la Patagonie, le Salar d’Uyuni en Bolivie, la vallée de Cocora ou Filandia en Colombie jalonnent déjà ce long périple. Entre cols andins, pistes poussiéreuses et villages colorés, chaque arrêt nourrit un peu plus sa conviction d’être à sa place sur les routes des Amériques avec Uma.

Voyager en moto avec son chien : un choix exigeant

Pour un lecteur français, un tel voyage évoque les longues expéditions à moto de certains globe‑trotters, mais avec une contrainte supplémentaire : celle d’un animal à bord. Ce type de projet demande :

  • un aménagement spécifique de la moto pour assurer la sécurité de l’animal ;
  • des protections adaptées (lunettes, éventuellement manteau ou harnais) ;
  • une anticipation des formalités vétérinaires et des vaccins pour le passage des frontières ;
  • une planification de l’itinéraire en tenant compte des climats extrêmes.

En France aussi, certains voyageurs partent sur plusieurs mois en moto avec leur chien. Ils doivent se conformer aux règles sanitaires de chaque pays traversé, se renseigner auprès de vétérinaires et des services consulaires, et prévoir un budget dédié au bien-être de l’animal. La situation de Valeria illustre ce que représente, à grande échelle continentale, cette pratique déjà connue en Europe.

Ce que dit ce choix de vie au regard de la France

Pour un public français, l’histoire de Valeria fait écho à d’autres formes de nomadisme choisies : van aménagé, camping-car, sac à dos de longue durée. En France, certains salariés optent pour un congé sabbatique ou une démission pour courir le monde. Le principe reste proche : accepter une rupture avec le confort quotidien, une baisse volontaire du niveau matériel, et une forte dose d’incertitude.

Les organismes français de sécurité sociale et les assurances prévoient des dispositifs pour partir à l’étranger, mais la situation de Valeria, installée sur les routes latino-américaines pour plusieurs années, relève davantage d’une installation prolongée à l’étranger que d’un simple voyage. En France, un tel choix suppose généralement d’étudier sa couverture maladie, ses droits à la retraite ou encore son assurance responsabilité civile, pour continuer à être protégé en dehors du territoire national.

Les enjeux concrets d’un périple vers l’Alaska

Se donner l’Alaska comme objectif, au départ de l’Argentine, implique un parcours de plusieurs années à travers des climats et des reliefs très variés. Entre la chaleur tropicale de certains pays d’Amérique centrale ou de Colombie et les régions plus froides du nord du continent, Valeria devra adapter constamment son rythme et son équipement.

Pour une moto, l’enchaînement de milliers de kilomètres nécessite un entretien régulier, voire des réparations imprévues. Pour Uma, l’effort physique et le stress du voyage exigent une vigilance continue : pauses fréquentes, visites vétérinaires lorsque c’est possible, adaptation aux grandes altitudes ou aux changements brusques de température.

Aspect du voyage Contraintes principales
Climat Chaleur, froid, pluie, altitude, risques pour l’animal
Moto Entretien, pièces de rechange, pannes loin des grandes villes
Logement Hébergements acceptant les animaux, sécurité, budget
Formalités Frontières, documents, exigences sanitaires pour le chien

Ce que cette histoire révèle sur le minimalisme et le voyage au long cours

Le récit de Valeria met en lumière une tendance qui touche aussi la France : la recherche d’une vie plus simple, centrée sur les expériences plutôt que sur la possession. Vendre une grande partie de ses biens, réduire ses dépenses, vivre avec ce qui tient sur une moto ou dans un véhicule, séduit un nombre croissant de personnes en quête d’une forme de liberté.

Un tel mode de vie n’est pas sans risques : imprévus financiers, soucis de santé à gérer loin de chez soi, fatigue accumulée, isolement possible. Mais il offre aussi des avantages concrets pour ceux qui l’assument pleinement : une grande souplesse dans les choix de vie, la possibilité de rester plus longtemps là où l’on se sent bien, et la sensation de maîtriser davantage son temps.

En programmant d’atteindre l’Alaska en 2027, tout en acceptant que la date de retour en Argentine reste floue entre 2028 et 2029, Valeria illustre cette manière de planifier sans figer entièrement son avenir. Son duo avec Uma, déjà passé par la Patagonie, la Bolivie et la Colombie, donne un visage très concret à ce choix radical de liberté sur deux roues.

Questions fréquentes

Comment Valeria transporte-t-elle sa chienne Uma sur la moto ?

Uma voyage dans une selle spéciale fixée à l'arrière de la moto, équipée de lunettes de protection et d'un foulard. Valeria adapte les horaires de route pour éviter les extrêmes de chaleur ou de froid, et recherche des hébergements acceptant les animaux.

Pourquoi Valeria a-t-elle décidé de tout vendre ?

En Bolivie, elle a pris conscience que la vie nomade n'était plus une parenthèse mais son véritable projet de vie. Elle a voulu éviter d'avoir « la tête à moitié en Argentine et à moitié sur la route » en se libérant complètement de ses attaches matérielles et géographiques.

Depuis quand Valeria voyage-t-elle et quand arrivera-t-elle en Alaska ?

Elle a commencé à utiliser la moto pour se déplacer il y a un peu plus de quatre ans, son grand départ vers le nord a eu lieu le 27 décembre 2023, et son arrivée en Alaska est prévue pour 2027.

Comment Valeria a-t-elle abordé le détachement matériel ?

Elle a vendu presque toutes ses affaires pour voyager légère. Ce choix lui a enseigné que vivre avec peu ne crée pas de frustration, mais au contraire un sentiment d'abondance lié à ce qu'elle vit chaque jour plutôt qu'à ce qu'elle possède.

Comment l'arrivée d'Uma a-t-elle transformé le projet de Valeria ?

Uma était initialement le facteur qui retenait Valeria de partir seule. L'adaptation d'une selle spéciale a permis à sa chienne de voyager en sécurité, et Uma est devenue sa véritable partenaire de route, transformant le projet en une aventure partagée.

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