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Une élève de 6e applique du rouge à lèvres sur l’arrière-train de ses deux chats : ce que son expérience a révélé sur les surfaces de la maison

Une élève de 6e applique du rouge à lèvres sur l'arrière-train de ses deux chats : voici ce que son expérience a révélé sur les surfaces de la maison

Aux États-Unis, une collégienne a mené une expérience pour vérifier si l’arrière-train des chats touche vraiment toutes les surfaces de la maison.

Cette histoire insolite, rapportée par le média en ligne américain Upworthy, se déroule en Floride. Une élève de 6e, scolarisée à domicile et passionnée de sciences, a utilisé la méthode scientifique pour répondre à une angoisse partagée par bien des propriétaires de chats : leurs fesses se posent-elles réellement partout, du plan de travail à l’oreiller ? Sa méthode, étonnante, repose sur… du rouge à lèvres non toxique.

Une question que beaucoup de propriétaires de chats se posent

Kaeden Henry, alors en classe de 6e en Floride, devait réaliser un projet de sciences. Plutôt que de choisir un volcan en carton ou une expérience classique, il a décidé de s’attaquer à un sujet qui touche directement son quotidien : l’hygiène des surfaces à la maison quand on vit avec des chats.

Comme de nombreux félins, les chats de la famille montent partout : plans de travail de cuisine, table, lit, oreillers. Une habitude qui dégoûte parfois leurs humains, surtout à l’idée d’un contact direct entre l’anus de l’animal et ces surfaces où l’on mange ou où l’on dort.

Sa mère, Kerry Hyde, titulaire d’un doctorat en comportement animal, avec une spécialisation en comportement félin, l’a encouragé à traiter la question sérieusement, en appliquant rigoureusement la méthode scientifique apprise à la maison.

Un projet de sciences de 6e a été utilisé pour répondre à une inquiétude très concrète : à quel point les fesses des chats touchent-elles vraiment nos meubles et nos tissus ?

Comment le test au rouge à lèvres a été mis en place

Pour mener leur expérience, Kaeden et sa mère ont acheté du rouge à lèvres non toxique. L’idée : en appliquer une petite quantité sur l’anus de chacun de leurs deux chats, afin de repérer ensuite d’éventuelles traces sur les surfaces où ils s’assoiraient.

Les chats de la famille avaient été éduqués dès leur plus jeune âge et connaissaient plusieurs ordres, ce qui a permis de rendre l’expérience plus contrôlée. Ils savent ainsi répondre à des commandes comme « assis », « attends », « couché », « saute », mais aussi réaliser des petites figures comme le « high five », tourner sur eux-mêmes ou « parler » à la demande.

Dans un message publié sur Facebook, traduit de l’anglais, Kerry Hyde explique que le protocole était simple : rouge à lèvres, série de positions demandées, observation, puis nettoyage.

Elle décrit avoir appliqué un rouge à lèvres non toxique sur leurs « fesses », leur avoir ensuite demandé une série de positions (assis, attente, couché, sauter), puis avoir essuyé le produit avec une lingette pour bébé une fois les données recueillies, le tout en moins de dix minutes.

Les chats ont été récompensés par des caresses, des félicitations et leurs friandises préférées, de manière à limiter leur stress. L’expérience est restée courte, encadrée et indolore.

Les résultats : toutes les surfaces ne sont pas concernées

À partir des traces (ou de l’absence de traces) de rouge à lèvres, Kaeden a pu tirer quelques conclusions sur les contacts éventuels entre l’anus des chats et les surfaces de la maison. L’expérience a été réalisée sur différents types de pelage : poil long, poil mi-long et poil court.

Voici les grandes lignes de ses observations, telles que rapportées par sa mère :

  • Chats à poil long : aucune trace sur les surfaces dures ni sur les surfaces molles observées.
  • Chats à poil mi-long : même résultat, pas de contact visible, ni sur les supports durs, ni sur les supports textiles.
  • Chats à poil court : aucune marque sur les surfaces dures, mais une légère trace a été relevée sur un support mou de type literie.

D’après l’expérience familiale, les chats à poil long ou mi-long ne semblent pas poser directement leur anus sur les surfaces, tandis que les chats à poil court peuvent laisser une légère trace sur des tissus mous et irréguliers.

Autrement dit, dans ce petit échantillon domestique, l’anus des chats ne touche pas « tout ». Les surfaces dures comme les tables ou les plans de travail semblent relativement protégées, au moins pour les animaux à poil court, long ou mi-long. Les surfaces molles et inégales, comme un tas de linge, une couette ou un lit non fait, peuvent en revanche être plus exposées dans le cas de chats à poil court.

La mère de Kaeden résume ainsi leurs conclusions : si vous avez un chat à poil court qui s’allonge sur des piles de vêtements, un lit en désordre ou tout autre support mou et irrégulier, son anus peut potentiellement entrer en contact avec ces tissus.

Un projet maison qui fait réagir sur Internet

Le récit de cette expérience, racontée par Kerry Hyde sur Facebook, a circulé en ligne et attiré l’attention d’Upworthy, qui en a fait un article mis à jour l’année dernière. Les réactions, très nombreuses, alternent entre éclats de rire et sincère reconnaissance pour cette réponse concrète à une angoisse du quotidien.

Parmi les commentaires rapportés par le média américain, certains internautes remercient avec humour le jeune élève : l’un d’eux estime qu’il s’agit « probablement de l’information la plus utile » apprise grâce à un projet de foire scientifique. Un autre dit qu’il pourra désormais « manger son sandwich laissé sur le plan de travail en toute confiance ».

Une personne explique que ses peurs à l’idée de retrouver son chat assis sur le clavier de son ordinateur portable sont un peu apaisées, et qu’elle utilisera « un peu moins de lingettes » pour tout désinfecter. D’autres saluent le fait que quelqu’un se soit enfin attaqué à cette « question importante ».

Une démarche scientifique encadrée par une spécialiste des chats

L’autre aspect marquant de cette histoire est le cadre scientifique dans lequel l’expérience a été menée. Kerry Hyde, la mère, n’est pas seulement propriétaire de chats : elle est docteure en comportement animal, avec une spécialisation en comportement félin. Malgré cette expertise, elle explique qu’elle a elle-même appris quelque chose grâce au projet de son fils.

La démarche suit les étapes classiques de la méthode scientifique :

  • Formulation d’une question précise : l’anus des chats touche-t-il réellement les surfaces où ils s’assoient ?
  • Élaboration d’un protocole d’observation (le rouge à lèvres non toxique comme traceur).
  • Réalisation d’essais répétés avec plusieurs chats de types de poils différents.
  • Observation systématique des traces ou de leur absence.
  • Formulation d’une conclusion limitée à ce petit échantillon.

Upworthy rappelle que le projet a été mené sur un nombre très réduit d’animaux, dans un cadre domestique. Il ne s’agit donc pas d’une étude scientifique à grande échelle, mais d’une expérience familiale bien encadrée et respectueuse des animaux, qui vient nuancer une idée reçue courante chez les propriétaires de chats.

Que retenir, en pratique, quand on vit avec un chat en France ?

Pour un lecteur français, cette histoire ne change pas les règles d’hygiène de base à la maison. Elle apporte surtout un éclairage rassurant : l’arrière-train des chats, surtout s’ils ont le poil long ou mi-long, ne semble pas se poser directement sur toutes les surfaces, en particulier les supports durs.

Les vétérinaires en France recommandent déjà de :

  • nettoyer régulièrement les surfaces où les animaux montent, en utilisant des produits adaptés et non toxiques pour eux ;
  • éviter de laisser de la nourriture à découvert sur les plans de travail ;
  • verrouiller ou recouvrir les zones où l’on prépare à manger, quand c’est possible ;
  • maintenir une litière propre, ce qui limite aussi les risques de salissure du pelage sous la queue.

Les propriétaires les plus inquiets peuvent continuer à passer un coup de chiffon ou de lingette désinfectante sur les tables ou les comptoirs si leur chat a tendance à y grimper. L’expérience de Kaeden ne remplace pas ces gestes de bon sens, mais elle tend à montrer que le contact direct avec l’anus n’est sans doute pas aussi systématique qu’on le redoute.

Surfaces, poils et hygiène : ce que cette expérience rappelle

Cette expérience met aussi en avant le rôle protecteur du pelage chez le chat. Un chat à poil long ou mi-long possède généralement une « zone tampon » de poils sous l’arrière-train, qui empêche l’anus d’être en contact direct avec les surfaces. Chez les chats à poil court, cette zone est plus réduite, ce qui expliquerait la légère trace observée sur une surface textile.

Pour les propriétaires de chats nus (type sphynx), la question se pose différemment. Le récit d’Upworthy note avec humour que ces maîtres ont intérêt à garder des lingettes désinfectantes à portée de main, puisque l’absence de poils crée un contact beaucoup plus direct entre la peau de l’animal et les supports de la maison.

Type de chat Contact sur surfaces dures observé Contact sur surfaces molles observé
Poil long Aucun dans l’expérience Aucun dans l’expérience
Poil mi-long Aucun dans l’expérience Aucun dans l’expérience
Poil court Aucun dans l’expérience Légère trace sur literie

Ces résultats restent ceux d’un test familial limité, mais ils donnent un ordre d’idée qui parle à beaucoup de maîtres inquiets pour la propreté de leurs draps et de leurs coussins.

Un exemple pédagogique pour parler sciences aux enfants

L’histoire de Kaeden montre aussi comment un sujet du quotidien peut devenir un excellent support pédagogique. En France, les enseignants des classes de 6e travaillent déjà sur la démarche scientifique en sciences. Un projet inspiré de celui-ci, adapté à d’autres thématiques moins sensibles, peut aider les élèves à comprendre comment formuler une hypothèse, la tester, observer puis tirer des conclusions.

Dans un cadre scolaire ou familial, partir d’une vraie question que se posent les enfants – sur les animaux, la cuisine, le sport – favorise leur curiosité et leur participation. La démarche reste la même : définir le problème, imaginer une expérience simple, respecter la sécurité et le bien-être des animaux ou des personnes impliquées, puis analyser calmement les résultats, même s’ils ne confirment pas l’intuition de départ.

Questions fréquentes

Quel matériel a été utilisé pour cette expérience ?

Du rouge à lèvres non toxique a été appliqué sur l'anus des deux chats pour laisser des traces visibles sur les surfaces où ils s'assoiraient. Les chats ont ensuite été nettoyés avec une lingette pour bébé une fois l'observation terminée.

Les résultats varient-ils selon le type de pelage du chat ?

Oui, l'expérience montre que les chats à poil long ou mi-long ne laissent aucune trace sur les surfaces, tandis que les chats à poil court peuvent laisser une légère marque sur les tissus mous et irréguliers comme un lit ou une couette.

Qui a encadré cette expérience et pourquoi ?

La mère de l'élève, Kerry Hyde, docteure en comportement animal avec spécialisation en comportement félin, a encouragé son fils à traiter sérieusement le sujet en appliquant rigoureusement la méthode scientifique.

Les surfaces dures comme les plans de travail sont-elles touchées par l'anus des chats ?

Non, selon cette expérience, aucune trace n'a été observée sur les surfaces dures telles que les tables ou les plans de travail, quel que soit le type de pelage du chat testé.

Les chats ont-ils subi du stress ou de l'inconfort durant le test ?

Non, l'expérience a été courte, encadrée et indolore. Les chats ont été récompensés par des caresses, des félicitations et leurs friandises préférées pour limiter leur stress.

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