RacingZone

Il parcourt les routes à moto avec ses 11 chats installés à l’arrière : l’incroyable histoire de l’oncle Samsen

Il parcourt les routes à moto avec ses 11 chats installés à l'arrière : l'incroyable histoire de l'oncle Samsen

En Thaïlande, un homme ruiné après la crise de 1997 sillonne les routes avec ses 11 chats, devenus sa famille et son gagne-pain.

Le site spécialisé moto thaïlandais SoyMotero raconte l’itinéraire hors norme de Choowong Thepkoh, surnommé « l’oncle Samsen ». Ruiné après l’effondrement du marché immobilier en 1997, il a tout perdu, sauf son affection pour les chats. Des années plus tard, il traverse aujourd’hui la Thaïlande sur un scooter équipé d’un side-car, accompagné de ses 11 félins qui attirent tous les regards et font de lui une petite célébrité locale.

De chef d’entreprise à vendeur ambulant sans ressources

Avant de devenir ce personnage étonnant photographié avec ses chats, l’oncle Samsen menait une vie bien différente. Comme le rappelle SoyMotero, il possédait une entreprise de construction en Thaïlande au milieu des années 1990. Son activité reposait sur un marché immobilier en plein essor.

Tout bascule en 1997, lorsque le marché immobilier thaïlandais s’effondre dans le contexte de la grande crise financière asiatique. Son entreprise se retrouve « piégée » dans cette crise et s’écroule avec le secteur. Choowong Thepkoh perd alors l’ensemble de ses biens.

Cette faillite ne lui coûte pas seulement son confort matériel. Selon le récit relayé par SoyMotero, il perd aussi le soutien de ses proches dans la tourmente. Sans travail, sans argent et sans réseau, il n’a d’autre choix que de quitter sa ville natale, Nakhon Ratchasima, située dans la province d’Isaan, au nord-est du pays.

Il se rend à Bangkok, la capitale thaïlandaise, où il tente de repartir de zéro. Il y restera 26 ans, à la marge de la ville, en se réinventant comme vendeur ambulant.

Des chats errants recueillis un par un

Pour survivre à Bangkok, l’oncle Samsen commence à vendre des bricoles sur les marchés. Il collecte aussi des matériaux recyclables—comme du plastique ou du métal—qu’il revend ensuite à de petits intermédiaires. Ces activités, équivalentes à celles de nombreux récupérateurs informels dans les grandes villes asiatiques, lui permettent tout juste de subvenir à ses besoins.

C’est au fil de ces journées dans la rue qu’il croise ses premiers compagnons à quatre pattes. Il rencontre des chats errants, mal nourris ou blessés, qu’il commence à recueillir. Peu à peu, le nombre augmente.

Avec le temps, il arrive à 11 chats, tous installés dans sa modeste vie de vendeur ambulant. Au lieu de les laisser seuls pendant ses déplacements, il cherche une solution pour les garder près de lui, y compris lorsqu’il parcourt la ville pour vendre ses marchandises ou récolter des matériaux.

Face à la précarité, les 11 chats de l’oncle Samsen deviennent sa véritable famille, au point de guider l’organisation de toute sa vie.

Un side-car financé par une communauté de passionnés

C’est là qu’intervient un acteur inattendu : une page en ligne baptisée « Kingdom of Tigers », mentionnée par SoyMotero. Grâce à ce réseau de passionnés d’animaux, il obtient un soutien financier pour équiper sa moto d’un side-car.

Le véhicule choisi est un scooter Yamaha NMax, un modèle urbain courant en Asie du Sud-Est. À l’arrière, le side-car offre un espace suffisant pour aménager une zone confortable pour ses 11 chats. Il devient ainsi un véritable petit salon roulant pour félins.

En Thaïlande, ce type de side-car ne sert pas uniquement au transport de passagers. SoyMotero rappelle qu’il s’agit souvent de véritables « stands de vente roulants » pour les vendeurs ambulants. On y trouve de la nourriture, des boissons, des vêtements ou de petits objets du quotidien. L’oncle Samsen s’inscrit dans cette tradition, mais avec une particularité : son stand attire d’abord l’attention grâce aux chats.

  • Le scooter Yamaha NMax sert de base à l’attelage.
  • Le side-car est aménagé pour les 11 chats.
  • L’ensemble lui permet à la fois de travailler et de voyager.

Un retour émouvant vers sa ville natale

Après 26 ans passés à Bangkok, l’oncle Samsen décide de revenir à Nakhon Ratchasima, sa ville d’origine. La raison de ce voyage : une grande foire locale, qui n’avait plus été organisée depuis avant la pandémie de Covid-19.

Il se prépare alors à parcourir environ 300 kilomètres entre Bangkok et Nakhon Ratchasima, aussi appelée Korat. Le trajet s’annonce long et exigeant pour lui, avec un attelage chargé, une vitesse modérée et un confort limité. Mais pour ses chats, tout a été pensé pour rendre le voyage le plus doux possible.

Sur près de 300 kilomètres, l’oncle Samsen fait passer le confort de ses chats avant le sien, comme il le fait depuis des années.

D’après SoyMotero, ces félins sont clairement devenus sa priorité. Le média rapporte notamment qu’aux heures les plus sombres de sa vie, il lui est arrivé de renoncer à se nourrir correctement pour pouvoir acheter de la nourriture à ses chats. Une manière pour lui de ne pas abandonner ceux qu’il avait sauvés de la rue.

Ce convoi insolite attire l’attention des habitants, des automobilistes et des internautes. Les images de l’oncle Samsen sur sa moto, entouré de ses 11 chats installés dans le side-car, circulent largement sur les réseaux sociaux en Thaïlande. Son histoire, faite de ruine, de débrouille et d’attachement aux animaux, touche un public bien au-delà de sa région.

Pourquoi les side-cars à chats fascinent autant sur les réseaux

L’histoire de l’oncle Samsen doit aussi une partie de son succès à un phénomène bien connu : la popularité des chats sur internet. SoyMotero rappelle que, depuis longtemps déjà, les félins rassemblent un très grand nombre de « likes » et de partages.

Bien avant les réseaux sociaux, les chats occupaient déjà une place particulière dans l’imaginaire collectif. L’article rappelle leur statut sacré dans l’Égypte antique. Aujourd’hui, cette fascination se transpose en vidéos, photos et histoires virales.

Le cas de l’oncle Samsen combine deux univers qui font réagir : la moto et les animaux. Un side-car rempli de chats bien installés crée immédiatement une image surprenante, presque irréelle, qui attire le regard. Derrière cette image, l’histoire de sa chute financière et de sa reconstruction ajoute une dimension humaine qui renforce l’émotion.

Élément Rôle dans la viralité
Les 11 chats Sympathie, tendresse, effet visuel immédiat
La moto avec side-car Originalité, curiosité, dimension « road trip »
L’histoire de ruine et de survie Identification, compassion, récit de résilience

Quelles réalités similaires en France ?

En France, il est rare de croiser des side-cars aussi spectaculaires que celui de l’oncle Samsen, surtout remplis de chats. Le side-car reste un segment très marginal du marché moto. On peut toutefois rencontrer des motards voyageant avec un chien, parfois équipé de lunettes de protection, dans un panier ou un side-car adapté.

Pour les vendeurs ambulants français, les équivalents du side-car thaïlandais sont plutôt les camionnettes, food-trucks, triporteurs ou vélos-cargos. Dans l’Hexagone, les règles de circulation et les normes de sécurité limitent l’usage de véhicules bricolés. Le transport d’animaux sur un deux-roues est encadré et doit respecter leur sécurité et leur bien-être.

Les refuges pour animaux, les associations de protection et les fourrières jouent également un rôle que remplissent, en Thaïlande, un grand nombre de particuliers et de bénévoles. En France, recueillir des animaux errants implique parfois des démarches auprès de refuges ou de vétérinaires, avec un encadrement plus structuré.

Malgré ces différences de contexte, la relation très forte entre certaines personnes en situation précaire et leurs animaux se retrouve aussi en France. Associations d’aide aux sans-abri et refuges rappellent régulièrement que chiens et chats peuvent constituer un repère affectif central pour des personnes qui ont tout perdu.

Les chats, soutien moral pour les personnes fragilisées

Le parcours de l’oncle Samsen illustre le rôle que peuvent jouer les animaux dans la reconstruction d’une personne fragilisée. Pour lui, recueillir puis protéger ses chats a progressivement donné un sens à ses journées. Les nourrir, les transporter avec lui, leur offrir une place sur son side-car sont autant de tâches qui structurent sa vie.

En France, de nombreuses études rappellent que la présence d’un animal peut aider à lutter contre l’isolement, l’anxiété ou la dépression, notamment chez les personnes seules ou fragiles. C’est cette dynamique que l’on retrouve dans l’histoire du vendeur ambulant thaïlandais, même si elle n’est pas formulée ainsi dans l’article de SoyMotero.

Une telle relation comporte aussi des contraintes : coût de la nourriture, frais vétérinaires éventuels, organisation des déplacements. Pour une personne précaire, le moindre imprévu pèse lourd. L’oncle Samsen, lui, a choisi d’assumer ces contraintes, quitte à se priver personnellement pour nourrir ses chats.

Son histoire rappelle qu’un simple side-car, quelques bibelots à vendre et 11 chats recueillis peuvent transformer une existence brisée en trajectoire singulière qui suscite l’empathie bien au-delà des frontières de la Thaïlande.

Questions fréquentes

Qui est l'oncle Samsen et d'où vient son surnom ?

Choowong Thepkoh est un ancien entrepreneur thaïlandais devenu vendeur ambulant. Son surnom « oncle Samsen » lui vient de sa vie à Bangkok, où il sillonne les routes avec ses 11 chats.

Comment a-t-il perdu sa fortune ?

Il était chef d'une entreprise de construction prospère jusqu'en 1997, année où la grande crise financière asiatique a entraîné l'effondrement du marché immobilier thaïlandais. Son entreprise s'est effondrée avec le secteur, le laissant sans ressources.

Comment a-t-il commencé à recueillir des chats ?

Pendant ses années comme vendeur ambulant à Bangkok, il a croisé des chats errants, mal nourris ou blessés. Il a progressivement commencé à les recueillir, finissant par en avoir 11.

Comment voyage-t-il avec ses 11 chats ?

Une communauté en ligne appelée Kingdom of Tigers lui a fourni un soutien financier pour équiper sa moto Yamaha NMax d'un side-car aménagé confortablement pour ses félins, créant un véritable salon roulant.

Pourquoi son histoire est-elle devenue virale ?

L'image d'un side-car rempli de 11 chats bien installés est spectaculaire et surprenante. Combinée à son histoire de résilience après une ruine financière et 26 ans de survie, elle touche les lecteurs et fascine les internautes, deux phénomènes amplifiés par la popularité naturelle des chats sur internet.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut