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Qu’est-ce qui rend une personne vraiment cool ? Des chercheurs ont identifié six traits de caractère communs

Qu'est-ce qui rend une personne vraiment cool ? Des chercheurs ont identifié six traits de caractère communs

Une vaste étude menée dans treize pays, relatée par le média spécialisé américain Psychology Today, s’est penchée sur ce qui rend vraiment quelqu’un « cool ».

Longtemps associée à une attitude un peu rebelle ou à une image de cinéma, la notion de « cool » semble floue. Pourtant, des chercheurs présents dans treize pays, des États-Unis à la Corée du Sud, ont tenté de la mesurer de façon scientifique, rapporte le site américain de vulgarisation en psychologie Psychology Today. Leur objectif : comprendre quels traits de personnalité se retrouvent chez les personnes perçues comme vraiment cool, au-delà des clichés marketing ou des effets de mode.

Une étude internationale pour définir ce qu’être cool veut dire

Les chercheurs ont interrogé 4 600 participants, issus de 13 pays aux cultures variées. Chaque personne devait décrire deux figures fictives : l’une perçue comme cool ou au contraire pas cool, l’autre considérée comme bonne ou pas bonne. Ces profils imaginaires ont ensuite été évalués sur des dimensions de personnalité et de valeurs, comme l’autonomie, l’envie d’aventure, le goût du plaisir ou la tendance à se conformer aux règles.

Les scientifiques ont aussi comparé les réponses de pays dits occidentaux (comme les États-Unis) et de pays non occidentaux (comme la Corée du Sud). L’enjeu était de voir si la notion de cool variait fortement selon les cultures, ou si un socle commun se dégageait à l’échelle mondiale.

Résultat central de l’étude : les similitudes entre pays sont nettement plus fortes que les différences. L’image de la personne cool apparaît étonnamment universelle.

Au terme de leurs analyses, les chercheurs ont isolé six grands traits de caractère qui, combinés, forment le cœur de ce qu’ils appellent la « coolness ». Ces caractéristiques ne relèvent pas du style vestimentaire ni du nombre de followers, mais bien de la manière dont une personne se comporte et se positionne face au monde.

Les six traits de caractère qui définissent une personne cool

Selon l’étude relayée par Psychology Today, six dimensions reviennent systématiquement lorsque les participants décrivent quelqu’un de cool :

  • Avide d’aventure : recherche de sensations, acceptation du risque, goût des surprises.
  • Autonome : capacité à décider par soi-même, créativité, indépendance d’esprit.
  • Ouvert : curiosité pour les nouvelles idées, les expériences inédites et les émotions différentes.
  • Extraverti : attitude enthousiaste, sociable et à l’aise dans les échanges.
  • Hédoniste : volonté de profiter de la vie, de s’amuser et de s’accorder des plaisirs.
  • Puissant : richesse ou influence, possibilité de diriger ou d’orienter les autres.

Parmi ces six dimensions, l’étude met en avant l’aventure comme élément le plus central : le courage d’essayer, d’oser et de sortir des sentiers battus pèse davantage que l’argent ou le statut.

Les chercheurs soulignent que la puissance et la richesse, souvent associées à une image « cool » dans la publicité, sont finalement moins décisives. Les participants valorisent davantage l’audace, la curiosité et la capacité à se faire plaisir sans forcément exhiber des biens matériels.

Moins de bling-bling, plus une philosophie de vie

Le travail présenté par Psychology Today insiste sur ce point : être cool renvoie surtout à une attitude face à la vie. Il s’agit d’un mélange de liberté, d’ouverture et de plaisir assumé, plutôt que d’une accumulation d’objets dernier cri.

Dans cette perspective, la coolness peut jouer un rôle social. Les comportements perçus comme cool peuvent servir de modèle et encourager l’innovation, la créativité ou l’adoption de nouvelles pratiques. La personne cool devient alors une sorte d’éclaireur social, qui teste, prend des risques mesurés et montre d’autres manières de vivre.

Cool et « gentil » ne s’opposent pas forcément

Les chercheurs ne se sont pas contentés de mesurer la coolness. Ils ont aussi demandé aux participants de décrire une personne perçue comme « bonne » : quelqu’un de fiable, bienveillant, rassurant. Les profils ainsi décrits ont été confrontés aux traits de personnalité associés au cool.

Les personnes considérées comme bonnes sont décrites comme calmes, fiables, sécurisantes, mais aussi souvent ouvertes et autonomes, deux qualités également au cœur de la coolness.

Ce recoupement montre qu’être cool et être perçu comme bon ne sont pas des catégories opposées. Une même personne peut être à la fois audacieuse, curieuse, pleine d’énergie, tout en inspirant confiance et sérénité.

Pour les chercheurs, cette convergence remet en question l’image fréquente du « rebelle » un peu dangereux, attirant mais peu fiable. L’étude suggère plutôt qu’une forme de coolness durable s’appuie sur une base de stabilité et de crédibilité. Le charisme gagne en force lorsqu’il se combine avec la fiabilité et un certain sens des responsabilités.

Comment devenir (un peu plus) cool au quotidien ?

Psychology Today rapporte que, selon les auteurs de l’étude, la clé ne se trouve pas dans l’achat des derniers gadgets ou dans la mise en scène permanente de soi sur les réseaux sociaux. Elle se situe dans l’évolution de ses habitudes et de son état d’esprit.

  • Tester de nouvelles expériences : un nouveau sport, un autre type de sortie, un livre inattendu, un trajet différent…
  • Cultiver la curiosité : poser des questions, s’intéresser à ce que vivent les autres, accepter d’être surpris.
  • Accepter une dose de risque : prendre la parole dans un groupe, proposer une idée différente, oser un changement.
  • Préserver le plaisir : réserver du temps pour des activités gratuites ou simples qui procurent réellement de la joie.
  • Renforcer son autonomie : affirmer ses goûts, ses décisions, même s’ils ne sont pas les plus populaires.
  • Les chercheurs estiment que lorsque ces dimensions s’articulent avec des qualités comme la calme assurance et la fiabilité, la perception extérieure change. Une personne apparaît alors à la fois intéressante, rassurante et inspirante.

    Et en France, comment se traduit cette vision du « cool » ?

    Les travaux présentés par Psychology Today reposent sur des participants de plusieurs pays, sans détailler précisément la part de répondants français. En France, la figure du « cool » s’inscrit souvent dans une culture où l’on valorise à la fois la liberté de ton, l’autodérision et la capacité à ne pas en faire « trop ».

    Certains traits observés dans l’étude se retrouvent facilement dans l’imaginaire français :

    • Autonomie, proche de l’idée d’« esprit libre », très présente dans le cinéma ou la littérature française.
    • Ouverture, qui fait écho au goût hexagonal pour le débat, la culture, les voyages et la diversité.
    • Hédonisme, en phase avec l’importance accordée au temps libre, à la gastronomie, au plaisir du quotidien.

    À l’inverse, la dimension de puissance ou de richesse ostentatoire reste, en France, plus ambivalente. Elle peut impressionner, mais aussi susciter de la méfiance. Cette réserve rejoint les résultats de l’étude : l’aventurier curieux et autonome apparaît plus unanimement cool que la personne simplement fortunée.

    Un concept utile pour comprendre les dynamiques sociales

    Pour un lecteur français, cette approche de la coolness apporte un éclairage sur certaines dynamiques de groupe, au travail, dans une classe ou au sein d’un cercle d’amis. Les personnes perçues comme cool orientent souvent les comportements : elles testent d’abord un nouveau style de communication, un format de réunion différent ou une activité originale, que les autres adoptent ensuite.

    La coolness, telle que définie par l’étude, fonctionne comme un indicateur d’influence informelle : elle récompense ceux qui osent, innovent et profitent de la vie, sans rompre le lien de confiance avec les autres.

    Pour les chercheurs cités par Psychology Today, cette notion aide à mieux comprendre pourquoi certaines idées circulent plus vite que d’autres dans une société. Lorsque quelqu’un perçu comme cool adopte une innovation, celle-ci gagne en légitimité et peut se diffuser plus largement, qu’il s’agisse d’une tendance culturelle, d’une nouvelle pratique de travail ou d’un comportement plus responsable.

    Cette grille de lecture peut aussi servir individuellement : repérer chez soi ce qui relève déjà de l’aventure, de l’ouverture ou de l’autonomie, et voir comment les associer à des qualités de calme et de fiabilité. Ce n’est pas une recette miracle, mais un cadre pour réfléchir à la manière dont on se présente aux autres et à l’influence que l’on exerce, qu’on le veuille ou non.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce que l'étude a révélé sur la notion de cool à l'échelle mondiale ?

    L'étude a montré que les similitudes entre pays sont nettement plus fortes que les différences, et que l'image de la personne cool apparaît étonnamment universelle au-delà des clichés marketing ou des effets de mode.

    Quels sont les six traits de caractère qui définissent une personne cool ?

    Les six traits sont : avide d'aventure, autonome, ouvert aux nouvelles idées, extraverti, hédoniste (volonté de profiter de la vie) et puissant (possédant une influence ou une richesse). L'aventure est la dimension la plus centrale.

    La richesse et le statut social sont-ils importants pour être perçu comme cool ?

    Selon l'étude, la puissance et la richesse, souvent associées à une image cool dans la publicité, sont finalement moins décisives que l'audace, la curiosité et la capacité à se faire plaisir sans exhiber des biens matériels.

    Peut-on être à la fois cool et perçu comme une bonne personne ?

    Oui, l'étude montre que cool et « gentil » ne s'opposent pas nécessairement. Une même personne peut être audacieuse et curieuse tout en inspirant confiance et sérénité, ce qui remet en question l'image du rebelle peu fiable.

    Comment la notion de cool se traduit-elle en France ?

    En France, le cool s'inscrit souvent dans une culture valorisant la liberté de ton, l'autodérision et la capacité à ne pas en faire « trop ». L'autonomie, l'ouverture et l'hédonisme s'y retrouvent facilement, tandis que la richesse ostentatoire reste ambivalente.

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